Siem Reap : Derrière la vitre du Mouhot

La mise en place d’un nouveau menu ainsi que l’inauguration d’un espace convivial renouvelle un restaurant qui compte parmi les meilleures tables de Siem Reap.

Depuis son ouverture en octobre 2000, le lieu a toujours été propice aux aventures culinaires. Après tout, le restaurant ne se place-t-il pas sous le patronage d’Henri Mouhot, célèbre naturaliste et explorateur français qui, par ses pérégrinations, a rendu célèbres les temples d’Angkor ?

La couverture du menu est une ode au temple d’Angkor Wat, si cher à H. Mouhot
La couverture du menu est une ode au temple d’Angkor Wat, si cher à H. Mouhot

Situé dans l’enceinte du Sofitel, la silhouette du Mouhot’s Dream se reflète dans le lac qui le borde, au milieu des nénuphars géants flottant sur ce vaste miroir d’eau. Sa grande salle à l’ambiance feutrée sera le cadre idéal pour déguster des spécialités bien françaises, rehaussées par l’apport d’ingrédients locaux. Tel ce foie gras poêlé, accompagné de noix de cajou et d’une marmelade de mangue.

Ou encore ce faux-filet de bœuf, avec sa moelle, recouvert d’une sauce au poivre de Kampot et entouré de légumes à la fois bios et locaux. « Il y a tellement de produits de qualité ici, qui se marient idéalement avec les ingrédients venus de l’Hexagone », confie Eric Berrigaud, qui maîtrise parfaitement son sujet et qui se révèle intarissable lorsqu’il s’agit de gastronomie.

Eric Berrigaud, chef du Mouhot’s Dream.
Eric Berrigaud, chef du Mouhot’s Dream

En poste au Mouhot depuis 2017, ce breton parcourt les plus prestigieux établissements d’Asie depuis près de vingt ans, se familiarisant avec des recettes et des ingrédients dont il ne soupçonnait pas l’existence. Si le nouveau menu est à découvrir, une autre surprise attend les visiteurs dans une petite salle attenante. C’est là que le spectacle commence.

Le faux-filet de bœuf.
Le faux-filet de bœuf.

Expérience gustative et visuelle

Pour un dîner romantique ou un rendez-vous d’affaires, la Table du Chef se révèle être un endroit idéal. Tandis qu’une petite musique s’échappe discrètement des haut-parleurs, les convives prendront place face à une large baie vitrée donnant directement sur la cuisine. De là, ils pourront observer le chef et ses assistants en pleine action, tout en bénéficiant de l’intimité octroyée par ce lieu hors du commun.

Le plaisir n’est plus seulement dans l’assiette, mais tout autour. Une telle proximité avec la cuisine permet aussi de se rendre compte à quel point l’art culinaire requiert maîtrise, minutie et savoir-faire, qualités indispensables à un chef. D’ailleurs, comme l’affirme Eric Berrigaud, « La cuisine est semblable à l’amour, on doit s’y abandonner complètement, ou cela n’en vaut pas la peine ». Avis aux amoureuses et aux amoureux de la bonne chère…

Eric Berrigaud, chef du Mouhot’s Dream

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