Le Cambodge et le Laos acceptent de retirer leurs troupes de la zone frontalière non délimitée

Le Premier ministre Hun Sen a confirmé qu’il avait eu une conversation téléphonique avec son homologue laotien Thongloun Sisoulith samedi matin, dans le but de parvenir à un accord prévoyant le retrait des troupes des deux parties d’une zone frontalière non délimitée.

Le Premier ministre Hun Sen a confirmé qu'il avait eu une conversation téléphonique avec son homologue laotien Thongloun Sisoulith
Le Premier ministre Hun Sen et son homologue laotien Thongloun Sisoulith

Pas de tension

« Jusqu’à présent, il n’y a pas eu de tension. Les soldats de nos deux pays restent et mangent ensemble, et, il n’y a donc pas d’inquiétude à avoir pour nos citoyens », a déclaré le Premier ministre dans un entretien avec l’agence Fresh News.

Hun Sen a déclaré qu’ils avaient eu une conversation « agréable » et que les deux parties avaient convenu de retirer leurs troupes respectives de cette zone frontalière.

Il a ajouté que M. Thongloun se rendrait au Cambodge à la mi-septembre pour discuter des problèmes de frontière entre les deux pays voisins.

La veille, le ministre cambodgien de la Défense, Tea Banh, a confirmé qu’il n’y avait pas de tension sérieuse à la frontière entre le Cambodge et le Laos. « Le problème à la frontière entre le Cambodge et le Laos n’est pas un sujet de tension grave ; l’affaire a été montée en épingle par les médias », a déclaré le ministre.

Le différend frontalier entre le Cambodge et le Laos a débuté en avril 2017 lorsque le Cambodge a accusé le Laos d’avoir envoyé une trentaine de soldats pour occuper les zones d’O. Alya et d’O. Ta Ngav dans la province de Stung Treng, à la frontière avec la province d’Attapu au Laos.

Cependant, tous les soldats laotiens se sont retirés de la région trois mois plus tard après une réunion entre les deux leaders.

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