Economie : 17,3 milliards de dollars d’échanges commerciaux au 1er semestre 2019

Le volume des échanges commerciaux du Cambodge s’élève à 17,3 milliards de dollars US pour le premier semestre.

17,3 milliards de dollars d’échanges commerciaux au 1er semestre 2019
Travailleuses du textile. Photographie ILO (CC)

La valeur totale des échanges commerciaux du Cambodge, au cours des six premiers mois de cette année, a atteint 17,3 milliards de dollars américains, indique le rapport semestriel de la Banque Nationale du Cambodge (BNC).

De janvier à juin 2019, le royaume a exporté des produits pour une valeur de 6,8 milliards de dollars vers les marchés étrangers. Cela représente 48,8 % du PIB (1).

Le montant total des importations a atteint à 10,5 milliards de dollars soit 73,6 % du PIB.

La balance commerciale reste donc déficitaire pour ce premier semestre : 4,7 milliards de dollars US.

Le Cambodge entretient des échanges commerciaux avec plus de 140 pays. Les premiers partenaires sont l’Union européenne, les États-Unis, la Chine, la Thaïlande, le Vietnam et le Japon.

Les principaux produits exportés sont des articles de voyage, des vêtements, des chaussures, des bicyclettes et du riz. Parmi ces produits, 33,2 % ont été exportés vers l’UE ; 28 % vers les États-Unis ; et 7,7 %, vers le Japon.

46 % des produits importés au Cambodge proviennent de Chine ; 15,6 %, de Thaïlande ; 13,2 %, du Vietnam ; et 4,5 %, du Japon.

PIB

(1) Le PIB est un indicateur économique qui permet de mesurer la production économique intérieure du pays. Il reflète l’activité économique interne. La variation du PIB d’une année sur l’autre permet de mesurer le taux de croissance économique.

Selon l’Insee, le PIB représente le résultat final de l’activité des unités productrices résidentes d’un pays. Sa valeur comptable est issue d’un compte de résultat (charges et produits) et non du bilan (actif-passif).

La croissance des exportations atteste donc de recettes supplémentaires qui influent directement et positivement sur le PIB.

Balance commerciale

Il s’agit de la différence entre le montant des exportations et des importations. On parle également de solde commercial. En 2018, le déficit commercial du Cambodge a continué de se creuser pour atteindre 5,2 milliards de dollars US. Il était de 4,27 milliards de dollars en 2017. Cela représentait alors une hausse de 22 %.

En clair, les importations couvrent des besoins auxquels le Cambodge n’est pas en mesure, pour l’instant, de subvenir. Si un déficit commercial est un clignotant généralement pris en compte par les économistes qui l’interprètent souvent comme un signe alarmant, le Cambodge argumente d’une situation économique en évolution très rapide et d’un déficit des échanges qui n’est pas appelé à durer.

Déficit

En 2019, pour le premier semestre, le déficit commercial a atteint 4,7 milliards de dollars. Cela signifie que, malgré de bonnes performances de croissance des exports, la balance commerciale reste négative et la situation risque de perdurer, voire de s’aggraver si l’accès aux marchés européen et américain est obéré par la suppression de conditions privilégiées (TSA – SPG).

Épiphénomène

Concernant ce déficit des échanges, la BNC indiquait dans son dernier rapport annuel qu’il s’agissait d’une crise de croissance. Elle argumentait que : « la demande croissante et exceptionnelle de biens tels que les matériaux de construction, les véhicules, les produits liés à l’alimentation, ainsi que le prix croissant du pétrole importé et la demande accrue de matières premières pour le secteur manufacturier sont les principaux facteurs d’accélération des importations ».

Crise de croissance

Aussi, selon la BNC, « ce type de déficit ne devrait pas être considéré comme une alerte sérieuse pour l’économie du Cambodge. Celle-ci est confrontée à un développement rapide de certains secteurs pour lesquels le pays ne peut fournir aujourd’hui de matières premières et d’équipements. »

Elle ajoutait qu’ « en développant sa capacité de production et en diversifiant ses activités industrielles, le pays pourra parvenir à terme à réduire son déficit et équilibrer sa balance commerciale. Le Cambodge n’est pas le premier à subir ce type de “crise de croissance” ».

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