CETC : Décès de Nuon Chea, la France et le Japon réagissent

A la suite du décès de Nuon Chea, ancien haut dirigeant des Khmers Rouges, les ambassades de France et du Japon, coprésidents du groupe d’amis des CETC, appellent toutes les parties prenantes à s’acquitter de toute urgence de leurs responsabilités, selon l’agence Kampuchéa Presse.

hambres extraordinaires des tribunaux cambodgiens (CETC)
hambres extraordinaires des tribunaux cambodgiens (CETC)

« Les ambassades de France et du Japon, coprésidents du groupe d’amis des CETC, ont appris le décès de Nuon Chea, ancien président de l’Assemblée populaire du Kampuchéa démocratique, qui était en procès devant les Chambres extraordinaires des tribunaux cambodgiens (CETC). Nous regrettons de voir les accusés décéder avant la fin de la procédure », indique un communiqué conjoint rendu public ce mardi soir.

« Plus que jamais, il est urgent que chaque intervenant des CETC s’acquitte de sa responsabilité pour que le procès des accusés restants se déroule de manière juste, efficace et rapide et que justice soit rendue au Cambodge», souligne le texte.

L’accusé Nuon Chea, à l’âge de 93 ans, est décédé le 4 août 2019 à Phnom Penh.

Nuon Chea, né le 7 juillet 1926, était secrétaire adjoint du Parti communiste du Kampuchéa, membre du Comité permanent et du comité central du Parti communiste du Kampuchéa et président de l’Assemblée du peuple du Kampuchéa démocratique.

Il a été arrêté le 19 septembre 2007 et était en procès devant les CETC pour génocide, crimes contre l’humanité et violations graves des Conventions de Genève de 1949.

Nuon Chea a été reconnue coupable de crimes contre l’humanité et condamnée à la réclusion à perpétuité dans l’affaire 002/01 le 7 août 2014. Le 23 novembre 2016, la Chambre de la Cour suprême a annulé une partie des condamnations, mais a confirmé la peine de réclusion à perpétuité infligée par la Chambre de première instance.

Le 16 novembre 2018, Nuon Chea a été condamné pour génocide, crimes contre l’humanité et violations graves des Conventions de Genève de 1949 dans l’affaire 002/02 aux côtés de Khieu Samphan. La Chambre de première instance a fusionné les peines d’emprisonnement à perpétuité prononcées dans les affaires 002/01 et 002/02 pour former une peine unique à vie contre Nuon Chea.

Par C. Nika

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