Société – Infrastructures : Revendications des habitants de la province de Koh Kong

Des villageois de la Province de Koh Kong protestent et tentent de faire valoir leurs droits dans le cadre d’un contentieux foncier. Ils demandent la résolution de deux conflits : l’un contre un homme d’affaires cambodgien, le second contre un constructeur chinois.

Dans la quiétude de Koh Kong par Charles Pieters (CC)
Koh Kong – Cambodia 

Allocation de terres dans le cadre d’un projet de développement en Agriculture

Une centaine de personnes représentant 197 familles de la Province de Koh Kong ont manifesté devant le Ministère de l’Aménagement du Territoire et de la Construction lundi 8 juillet.

Le groupe majoritairement constitué de femmes âgées, s’est rassemblé devant le Ministère pour faire entendre leur voix. “Ils souhaitent juste être écoutés et obtenir l’examen du dossier” indiquent leurs représentants.

Le Ministère a toutefois indiqué dans un communiqué du 1er juillet dernier que l’affaire en cause était distincte de la concession pour l’exploitation du sucre de canne dans la province de Koh Kong.

Selon le Ministère, le maintien des protestations devant le bâtiment officiel pourrait conduire à des poursuites judiciaires.

Demande de compensation

D’autre part, une vingtaine de manifestants se sont réunis devant l’Ambassade de Chine à Phnom Penh.

Ces derniers demandent une action contre le groupe chinois de développement UDG et l’obtention d’une compensation financière pour expropriation.

Selon Saig Puy, représentant des familles concernées, l’Ambassade a refusé de les rencontrer ou de les tenir informées du statut du dossier. Le contentieux a débuté il y a déjà 10 ans.

Silencieux, ils tentent d’échapper à leur devoir d’attribution de compensation financière” a-t-il ajouté.
Après avoir promis une compensation, ceux-ci n’ont jamais honoré leur promesse.

L’implication des populations locales

Le représentant de la province de Koh Kong pour l’Association de défense des droits de l’Homme, Mean Prum Mony, a souligné les discussions et les solutions possibles avec le soutien du gouvernement.

Néanmoins, selon lui, l’approbation des projets de développement ne prend que rarement en considération les droits des populations.

Celles-ci souhaitent être impliquées dans le processus de décision, que les créations d’emploi, l’amélioration des conditions de vie ou encore l’obtention de compensation soient considérées.

Avec Eugene Whong, RFA 

Haut de page