Initiative : Hip Hop solidaire au Cambodge

Cinq danseurs Hip Hop ont monté un projet pour transmettre leur art et leur passion pour la danse. Leur aventure cambodgienne débute en août.

K.I.F Crew
Les cinq danseurs hip hop, porteurs du projet Danse Solidaire au Cambodge

Une aventure jeune et familiale

K.I.F Crew est un groupe de danse Hip Hop basé dans un petit village de l’Ain. Ayant commencé leur aventure en 2014 avec des cours de danse (K-Danse), ils donnent aujourd’hui des spectacles et organisent chaque année un festival international de danse Hip Hop.

K-Danse est avant tout une aventure familiale puisque trois des danseurs sont de la même famille. Âgés de 16 à 25 ans, le groupe représente une jeunesse dynamique et créative. Guillaume Oto, professeur de hip hop, est le seul garçon du groupe et aussi le plus âgé.

Une passion pour le Hip Hop

Love. Peace. Unity & Having Fun. Le leitmotiv du Hip Hop est né dans le Bronx new yorkais dans les années 1970. Comme nous le rappelle Guillaume, “le but était de rassembler les gangs et les ghettos, afin de faire oublier les différends”. C’est ainsi le langage corporel et musical qui s’est exprimé.

Au-delà de l’amour du Hip Hop, tous partagent la passion de la danse et de la musique. “La danse étant un langage universel que nous voulons transmettre au plus grand nombre,” explique Guillaume.

Ayant évolué progressivement, ils se rendent compte qu’ils touchent principalement une population favorisée ayant accès aux équipements, aux activités sportives et à la culture. Ainsi, c’est la volonté de toucher le plus grand nombre, et surtout de nouvelles populations, qui a donné l’idée du projet cambodgien.

K-Danse
Les danseurs K-Danse au complet

Un partenariat avec AZAHAR Foundation

Première sortie du continent européen pour cette jeune troupe, l’aventure cambodgienne a pu se réaliser grâce au partenariat avec Azahar foundation.

C’est le Franco-Cambodgien BBoy Rotha, danseur emblématique du Pockemon Crew, un des groupes de danse Hip-Hop les plus titrés du monde, qui les introduit auprès de l’ONG.

Azahar foundation dispense des cours de yoga, d’arts martiaux et de danse à Phnom Penh et Siem Reap.  Cette ONG souhaite transmettre “un message de paix en offrant un accès à la culture pour tous, même aux plus démunis.”

Parfaitement en accord avec le message des artistes, elle est apparue comme l’organisation idéale pour leur projet.

Un périple pour le mélange des cultures

Déjà très engagé, Guillaume a tenté d’apprendre le Khmer avant son départ dans un mois. Un challenge qu’il avoue difficile à tenir. Mais il sait également que “le corps humain est l’instrument que l’homme utilise pour s’exprimer.” C’est ainsi par la danse, fusion de l’art et du sport, que les jeunes artistes entendent communiquer pour passer outre les barrières de la langue.

Le jeune collectif a la volonté de donner au public cambodgien l’envie de danser et de partager leurs émotions. C’est aussi l’occasion pour eux d’apprendre d’autres cultures et de publics différents.

Et si on leur demande comment ils comptent toucher la jeunesse cambodgienne ? Guillaume nous souffle “que les démonstrations, la danse et bien sûr une pointe d’humour seront nécessaires.”

Présents au Cambodge du 5 au 25 août prochains, ils articuleront leur programme entre distribution de matériel et vêtements de sports, visites et échanges, mais surtout démonstrations et initiations à la danse dans la capitale et dans certaines écoles provinces.

En attendant de les rencontrer et de suivre leur parcours au mois d’août prochain, vous pouvez soutenir Danse Solidaire avec le Cambodge et retrouver les informations sur leur site.

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