Économie – Coopération russo-cambodgienne dans la lutte contre le terrorisme

La Russie et le Cambodge accentuent leurs coopérations bilatérales, notamment dans les domaines de la lutte contre le terrorisme et les cyber-criminalités.

Une visite de la délégation militaire cambodgienne a été menée en mars dernier par le Lieutenant Général Hun Manet, commandant des forces armées et du centre national anti-terroriste en Russie.

À cette occasion, les parties ont soulevé des problématiques dans les domaines de la défense et de la sécurité. “Les consultations se sont centrées sur la lutte contre le terrorisme et le cyber-terrorisme” rappelle l’Ambassadeur de Russie au Cambodge.

Une coopération économique solide

Les relations bilatérales résistent à l’épreuve du temps et se développent dans un climat de confiance. Un projet de chambre de commerce russo-cambodgienne est en cours.

À l’occasion de la Fête nationale russe en juin dernier, l’Ambassadeur de Russie au Cambodge a indiqué une augmentation des échanges de plus de 21% en 2018.

“Un nombre croissant d’entreprises russes s’intéressent au marché cambodgien tandis que les petites entreprises sont prêtes à développer leurs exports vers la Russie” indique-t-il.

Ambassadeur de Russie au Cambodge : Dr Dmitry Tsvetkov

Histoire des relations russo-cambodgiennes

Les relations diplomatiques entre le Cambodge et la Russie existent depuis plus de 60 ans. Elles ont officiellement commencé en 1956 par l’établissement d’une Ambassade soviétique dans le royaume.

De 1956 à 1970, de nombreux accords de coopération dans les domaine de la santé, de l’éducation et de la défense ont été signés. La création de l’Hôpital de l’Amitié khméro-soviétique en est l’exemple le plus parlant.

Cependant le Coup d’état du 18 mars 1970 a bouleversé cette coopération.

Durant la guerre civile, l’URSS a conservé son Ambassade à Phnom Penh. Néanmoins, les accords de coopération ont tous pris fin à l’exception d’un accord commercial. Lors de l’avènement du régime des Khmers rouges, l’Ambassadeur et ses employés furent renvoyés de leur Ambassade et accueillis dans les jardins de l’Ambassade de France jusqu’à l’expulsion du pays.

Il a fallu attendre l’intervention du Vietnam au Cambodge et la fin du régime de Pol Pot pour que l’URSS réintègre le Cambodge.

Durant les années 1980, l’URSS participe à la reconstruction du pays grâce aux programmes d’aide et au financement des armées vietnamienne et cambodgienne contre la « résistance » composée des Sihanoukistes, du FNLPK de Son Sann et des Khmers rouges. On dénombre plus de 500 conseillers militaires soviétiques en 1989.

Durant les années 1990, Gorbatchev met fin à ces programmes d’aide en raison des difficultés économiques que traverse le pays et de la volonté de normaliser ses relations avec ses rivaux, les États-Unis et la Chine.

La chute de l’URSS en 1989 et l’arrêt des aides économiques au Cambodge à contribué à la diminution de la présence russe dans le royaume au profit des pays occidentaux.

Le renforcement des relations bilatérales

Avec seulement 17 accords signés entre 2005 et 2014 entre les deux États, les cinq dernières années ont quant à elles été marquées par la signature de plus de 45 documents bilatéraux.

Les coopérations ont trait à de multiples secteurs d’activité : communication, aviation, lutte contre le blanchiment d’argent, support aux investissements, santé, culture, et même sport.

En outre, les relations civiques et culturelles s’accentuent, notamment par le biais de l’apprentissage du russe au Cambodge.

Les liens directs entre les deux pays et la multiplication des accords confirment la bonne santé des relations diplomatiques. L’accord signé entre l’Institut des relations internationales de Moscou et l’Institut national de la diplomatie au Cambodge illustre le dernier achèvement à date.

Les relations civiques jouent un rôle majeur dans le maintien des relations historiques et les liens forts développés. L’ambassadeur de Russie soutient “la nécessite d’étendre les programmes d’échanges culturels, universitaires et humanitaires. Les futures générations de Russes et de Cambodgiens seront en mesure de mieux comprendre l’histoire des relations et contribuant à leur renforcement“.

Avec Fresh New Asia & Revue d’études comparatives Est-ouest 1991

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