Livre – Nouveauté : Cambodge, un monde d’esprits – Les Khmers, le Bouddha et le Naga par Philip Coggan

Résumé

Voilà un pays où les Chroniques Royales s’apparentent à des récits plus mythologiques qu’historiques, où le roi était une créature semi-divine jusqu’à récemment. Rituels, traditions et croyances séculaires y perdurent, malgré les guerres, les invasions, les colonisations, un génocide et le boum économique actuel, tout en s’adaptant à une société autrefois rurale qui s’urbanise et se modernise.

Un pays où la (bonne) pratique (cultuelle, sociale, rituelle) prédomine sur le dogme, où l’on pioche à volonté dans le bouddhisme et ses valeurs morales, l’animisme, le culte des ancêtres, le spiritisme, et où l’intercesseur – moine, médium, docteur, patron, achar – sera choisi avec discernement en fonction des besoins, du calendrier.

C’est ce que l’on découvre tandis que l’auteur évoque les mythes fondateurs du pays et l’histoire du bouddhisme, qu’il détaille le rôle des moines et des kru boramey dans la vie quotidienne des gens. Par ailleurs, il reconsidère l’Histoire récente du Cambodge sous l’angle du monde invisible, car le surnaturel touche tous les aspects de la vie des Cambodgiens, des plus sombres aux plus heureux, de la naissance à la mort en passant par l’âge adulte.

Le texte est rendu vivant par les nombreux témoignages de Cambodgiens recueillis par l’auteur, comme celui de ce bourreau de l’Angkar, de cette fille qui voit des esprits en permanence, de ce garçon de temple scolarisé grâce à un moine bienveillant…

Cambodge, un monde d’esprits
Cambodge, un monde d’esprits

L’auteur

Philip Coggan, natif de Sydney, a fait des études universitaires en histoire de l’Asie avant de rejoindre le service diplomatique australien. Il a ensuite participé à des missions de maintien de la paix pour les Nations unies où l’une de ses tâches consistait à interviewer des civils.

Depuis son premier contact avec le Cambodge, où il est venu travailler dans une ONG aidant les victimes de mines, Coggan partage son temps entre le Royaume et l’Australie.

Auteur de cinq ouvrages, Philip Coggan écrit à plein temps depuis 2015. Ce livre est traduit de l’anglais par Jing Han

En vente sur le site Internet (www.gope-editions.fr/cambodge-un-monde-d-esprits),

Lire un extrait :

Récits du monde des ombres

Comment les Cambodgiens vivent-ils leur vie spirituelle ? Un homme âgé évoque l’esprit du village, un mari parle de ses difficultés avec ses grand-mères, l’une vivante et l’autre à naître, un fermier énumère les esprits et les démons et une jeune Phnompenhoise raconte comment les esprits font partie de sa vie.

Le récit du grand-père

Les neak ta constituent la plus importante des classes d’êtres surnaturels du Cambodge. Un expert les définit comme étant des esprits génériques, habitant les arbres, les cours d’eau et autres éléments naturels, un autre comme étant une représentation symbolique de la terre et de sa fertilité, l’esprit de la toute première personne, réelle ou mythique, à avoir cultivé le sol d’un terrain donné. Le nom de neak ta peut se traduire par « ancêtre », mais il ne faut pas chercher plus loin, car aucun membre particulier de la famille ne lui est associé, même si, grâce au neak ta, le village devient une grande famille.

Les neak ta sont les propriétaires terriens, les humains des intrus, et ils ne sont pas intrinsèquement bienveillants. Les chasseurs et les voyageurs qui pénètrent dans les forêts ou autres zones sauvages doivent les apaiser et leur demander la permission de passer sur leur territoire. Les villageois qui souhaitent défricher de nouvelles parcelles pour la culture, transformant un « prey » inhospitalier en une terre arable – « srok » – doivent s’adresser à eux avec humilité et procéder aux rituels adéquats.

Les neak ta sont les seuls esprits à être représentés par l’image. Elle peut être une statue d’un homme ou d’une femme, un lingam récupéré dans un temple d’Angkor, une pierre ou une termitière, cette dernière représentant la terre qui se régénère. (Il y a un exemple de neak ta termitière très connu dans l’une des galeries extérieures d’Angkor Vat.) Ces représentations font toujours référence à la fertilité, aussi bien des champs que des gens. Certains neak ta portent un nom, mais la plupart sont connus par leur titre – le « neak ta de l’arbre de la Bodhi », le « neak ta du village ». Ils participent activement à la vie du village et chaque neak ta est célébré une fois par an lors d’une fête en son honneur pendant laquelle la commune tout entière se rassemble à son sanctuaire.

Prek Luong est un curieux nom pour un village, parce que « prek » désigne un canal ou un lac, tandis que « luong » est un mot qui a un rapport avec la famille royale. Selon une légende locale, un prince, qui avait une main magique, s’enfuit d’Oudong, la capitale royale, et vint construire un palais ici ; puis, de sa main magique, il creusa un canal pour relier son palais au fleuve. La légende raconte aussi que le prince avait un oncle méchant qui retrouva sa trace et vint le tuer. L’Histoire, avec un grand H, nous apprend que des événements assez similaires se sont effectivement déroulés dans cette région, il y a quelques siècles.

Comme de nombreux neak ta de village, l’esprit résidant à Prek Luong n’a pas de nom. À l’origine, il était dénommé Neak Ta Me Chas Srok, le « neak ta du vieux village », et était représenté par un rocher qui, malheureusement, n’existe plus. Je soupçonne que le « rocher » pourrait bien avoir été un objet datant de temps reculés, car Prek Luong est situé près de la berge du Mékong et, ici, il n’y a pas d’autres matériaux que du limon ; les Khmers rouges l’ont emporté et personne ne sait ce qu’il en est advenu.

Ce fut Ta Krit (« Grand-père Krit »), 81 ans, natif de Prek Luong, qui m’en parla. Dans sa jeunesse, Ta Krit avait été communiste, ce qui lui permit de survivre aux Khmers rouges, et il devint le chef de la commune en 1979. Il occupa ce poste pendant les trente années suivantes, ce qui dénote un esprit rompu à la politique.

L’une des toutes premières tâches qu’il s’imposa fut de réintégrer le neak ta perdu de Prek Luong. Comment faire ? Il remarqua que les vaches du village évitaient trois jeunes et succulentes pousses de bananiers qui végétaient dans un champ, près des limites de la commune. Après investigation, il découvrit qu’un arbre de la Bodhi, semé spontanément, poussait entre les trois plants, bien à l’abri. Sous sa supervision, les villageois construisirent un petit sanctuaire en bois près de l’arbrisseau et invitèrent le neak ta à s’installer dans sa nouvelle maison. Au bout de trois décennies, l’arbre est devenu grand et, de nos jours, l’esprit est appelé Neak Ta Dam Po, « l’ancêtre vivant dans l’arbre de la Bodhi ».

Prek Luong est un village plutôt prospère et, il y a de cela plusieurs années, Ta Krit a fait remplacer le sanctuaire en bois par une construction plus solide en béton, décorée de faïences. Un peu plus tard, il commanda une statue pour le sanctuaire, de façon à dissuader les gamins de venir jouer dedans ce qui aurait offensé le neak ta, car il ne voulait pas que l’esprit punisse des enfants qui jouent innocemment.

Un sala chan – un réfectoire – a été construit pour les moines sous l’arbre de la Bodhi, à proximité du sanctuaire, et chaque février les quatre hameaux qui constituent le commune se réunissent ici pour une fête de la moisson appelée « Marchons dans les champs ». Cette fête a un rôle pragmatique, celui de rappeler aux villageois quelles sont les limites des champs et de la commune, et un rôle spirituel en fournissant une occasion de demander au neak ta sa bénédiction pour une fertilité renouvelée.

Ta Krit m’a dit que Neak Ta Dam Po est un esprit puissant qui satisfait toujours aux requêtes des gens. Celles-ci sont très ordinaires : des enfants, une bonne santé et les numéros gagnants du loto. À titre d’exemple de la puissance et de la bienveillance de Dam Po, Ta Krit cita le mariage de sa propre fille : la mousson durait plus longtemps que d’ordinaire cette année-là et des nuages noirs s’amoncelaient tandis que le grand jour approchait. Alors, Ta Krit fit une prière à Dam Po, puis le ciel s’éclaircit et le mariage fut réussi. Ta Krit lui-même n’a jamais été malade en quatre-vingt-un ans, ce qu’il attribue à la bonté du génie tutélaire du village.

Neak Ta Dam Po aime les gens honnêtes, qui disent vrai et respectent la parole donnée, ceux dont le cœur est pur, ceux qui ne font jamais de mal aux autres et ne sont pas avides. Mais il doit être traité avec le respect qui lui est dû. Il est heureux de partager les fruits des manguiers qui poussent dans son domaine, toutefois, ceux qui veulent les cueillir doivent d’abord lui demander la permission. De la même manière, les enfants qui veulent jouer dans le sala chan sont les bienvenus, sauf dans le sanctuaire du neak ta, et ils ne doivent pas jeter de pierres ni jurer en sa présence.

Ceux qui le fâchent, il les punit en les rendant malades. Si quelqu’un dans le village tombe malade et si les traitements médicaux échouent à le guérir, Dam Po doit être consulté par l’intermédiaire d’un kru pour savoir si l’esprit a été fâché et pour quelle raison.

La statue de Neak Ta Dam Po nous montre un homme bien bâti d’âge moyen ; il est assis, un poing fermé repose sur un genou relevé. C’est une pose classique que j’ai pu observer chez de nombreux neak ta mâles, pourtant je ne crois pas qu’une iconographie ait été faite par qui que ce soit. On m’a dit que c’était la pose de tous les esprits de bas rang. L’autre bras est tendu vers le bas, la paume de la main fait face au visiteur en une mudrā de la générosité. (Les mudrā sont une série de positions codifiées et symboliques des mains des effigies de Bouddha : la main droite levée, paume vers l’extérieur, signifie « absence de peur », les deux mains sur les genoux, l’arrière de la main droite reposant sur la paume de la main gauche, signifie « méditation », etc.)

La statue est l’œuvre d’un artiste local, Hang Sovann, qui a aussi décoré le sala chan. J’ai fait la connaissance de Hang Sovann ultérieurement, et il m’a dit que lorsqu’il était jeune et pauvre, il avait souvent vu le neak ta dans ses rêves et ses rêveries, et que c’était pour cette raison qu’il savait à quoi il ressemblait. Le neak ta lui avait prédit qu’un jour il serait riche et lui a demandé qu’en temps voulu, il se souvienne de ce moment : la statue est le remerciement de Hang Sovann.

***

Il y a deux neak ta au village, Neak Ta Dam Po étant le génie tutélaire de la commune tandis que le second est celui du monastère. Ce dernier est appelé Neak Ta Kuy, un nom chinois sans signification particulière, m’a-t-on dit. Son sanctuaire, qui est presque aussi grand que celui de Neak Ta Dam Po, abrite des figurines chinoises au lieu de la statue d’un Khmer, plus une tablette sur laquelle sont inscrits des sinogrammes.

À l’égal de Neak Ta Dam Po, Neak Ta Kuy punira quiconque enfreindra les règles de bienséance, comme jurer ou uriner dans le domaine du temple. Son autorité est limitée au monastère, néanmoins, il remplit l’importante fonction d’intermédiaire du village pour tout ce qui concerne les négociations collectives avec le monde extérieur – si Neak Ta Dam Po était le Premier ministre de Prek Luong, Neak Ta Kuy serait le ministre des Affaires étrangères.

Le jour de ma visite était deux semaines avant l’importante fête des Eaux qui a lieu annuellement ; pendant trois jours, des courses de pirogues se déroulent en face du palais royal de Phnom Penh. D’autres courses sont organisées un peu partout dans le pays, mais celles de la Capitale sont les plus importantes, car elles sont présidées par le Roi en personne devant des millions de spectateurs. Les pirogues défendent les couleurs de leur commune ; le reste de l’année, elles sont stockées dans le monastère, dans des hangars à bateaux, sous l’œil vigilant du neak ta du temple. Une cérémonie d’offrande en l’honneur de la pirogue de Prek Luong venait juste de se terminer quand je suis arrivé ; on avait demandé à Neak Ta Kuy d’apporter sa force aux rameurs. La plupart des hommes du village semblaient présents.

La pirogue de Prek Luong, comme toutes les autres, a été construite à partir d’un seul arbre. Avant de couper l’arbre, on a demandé à l’esprit qui l’habitait sa permission ; ensuite, on l’a invité à rester dans la pirogue pour la défendre contre les esprits des bateaux rivaux. Cet esprit est une bray, une femme qui est morte en couches. Pareillement à toutes les bray, elle est méchante et, par malveillance, elle provoque stérilité et fausses couches à toute femme qui passe devant la pirogue. Ce qui explique pourquoi il n’y avait aucune femme présente lors de la cérémonie au sanctuaire de Neak Ta Kuy.

Du fait de sa nature malveillante, la bray est le plus puissant des esprits. La plupart du temps, elle est crainte et évitée, mais le neak ta du temple peut la dompter et la transformer en une servante de Bouddha. Ainsi, le matin du premier jour de la fête des Eaux, des rites sont accomplis au son d’un ensemble pinpeat composé de divers xylophones et de hautbois (ou au son d’un CD, car les ensembles pinpeat coûtent cher), et les plus jolies jeunes femmes du village vont danser telles des apsara pour contenter la bray.

Grâce à l’aide de son neak ta et de sa bray, la pirogue de Prek Luong gagne toutes les courses auxquelles elle participe. Comme me l’a dit le conservateur du bateau : « Lorsqu’ils voient la pirogue noire de Prek Luong sur le fleuve, ils en ont les jambes coupées et ils ne peuvent pas s’empêcher de lâcher de l’eau ! »

Le récit de la grand-mère

Mon ami Socheat, cadre en marketing, et sa femme, agent comptable, attendent leur premier bébé. Comme partout dans le monde, personne d’autre que la mère de la future maman considère cet événement comme étant le plus important d’entre tous, et personne d’autre n’est si attaché à la tradition.

Le kru a déjà annoncé quel serait le sexe de l’enfant à naître (une fille) ; l’échographie réalisée à la clinique n’a fait que confirmer une information connue. Toutefois, il y a un problème : la femme de Socheat pense qu’il ne passe pas assez de temps avec elle. Au lieu de se dépêcher de rentrer à la maison après le travail, il sort avec ses amis. N’est-il pas concerné ? Ils se sont disputés. Pas sérieusement, mais le ton est monté. Socheat, en tant que Cambodgien moderne à l’esprit scientifique, dit que sa femme est injuste ; le bébé, dit-il, la rend irritable. Il met son comportement sur le compte des hormones.

La femme de Socheat a tout raconté à sa mère, et sa mère a tout raconté au kru. Le kru a confirmé que le bébé était bien la source du problème : il est l’esprit réincarné de la grand-mère de Socheat. Le futur papa devrait donc écouter sa grand-mère et passer plus de temps avec sa femme.

***

La famille est l’un des piliers fondamentaux de la société cambodgienne. « Famille » n’a toutefois pas exactement le même sens qu’en Occident, car il comprend les ancêtres ou meba. Cela est très courant dans les sociétés animistes, toutefois, au Cambodge, la croyance en la réincarnation ajoute un petit plus : vos meba ne sont pas, comme on pourrait s’y attendre, vos ancêtres biologiques, mais vos ancêtres par voie de réincarnation. Cela signifie que vos meba mères sont toutes les femmes qui ont été mères dans vos vies antérieures. La différence peut sembler théorique, car vos grands-parents se réincarnent généralement dans leurs propres petits-enfants et arrière-petits-enfants. Par exemple, le Premier ministre Hun Sen a dit à ses biographes officiels qu’il croit que sa petite-fille est la réincarnation de sa mère : « Chaque fois qu’une personne que connaissait ma mère vient à la maison, l’enfant dévisage cette personne et lui sourit. »

Les meba sont fortement impliqués dans les affaires courantes de la famille. Lors de mariages, on leur demande de bénir la vie des futurs époux et d’empêcher les bagarres entre invités ivres ; lorsque la nouvelle mariée tombe enceinte, elle informe les meba que la famille va bientôt s’agrandir, puis elle procède de même à l’arrivée du bébé.

Les meba sont stricts quant aux principes moraux. Ils punissent les filles (mais pas les garçons) qui ont des rapports sexuels avant d’être mariées, et si quelqu’un tombe malade sans raison particulière ou si un traitement médical échoue, il devient nécessaire de découvrir si des rapports sexuels illicites n’en seraient pas la cause. Réciproquement, les meba ont de la sympathie pour les jeunes et ils peuvent faire tomber malade un membre de la famille si les parents font obstacle à un mariage d’amour ; cette sanction ne sera pas levée tant que les parents n’auront pas demandé pardon aux ancêtres.

La prime enfance est idyllique au Cambodge. Les bébés sont chouchoutés, les tout-petits gâtés. Cela dure jusqu’à l’arrivée d’un autre enfant ; l’attention se porte alors sur le nouveau-né. À chaque nouveau frère ou sœur qui arrive, l’aîné endosse des responsabilités de plus en plus importantes, parfois à un très jeune âge.

Les enfants ont une dette envers leurs parents qui ne peut être remboursée. Cette dette est le don de la vie, mais aussi le fait que les parents, et plus particulièrement la mère, les ont élevés et leur ont donné une éducation et une conscience morale. Les textes sacrés bouddhiques dressent la liste de différents types de péchés, et il n’y en a pas de plus grand que l’ingratitude envers ses parents.

La mère élève, éduque, aime, mais elle punit et trahit aussi en retirant progressivement les privilèges de la petite enfance. La seule façon de contenter sa mère est de lui obéir, ce qui permet de regagner son amour et d’obtenir son approbation.

Les pères semblent être absents de la psyché khmère ou, tout au moins, on ne leur accorde pas autant de valeur qu’aux mères. Chose curieuse, le grand-père semble endosser le rôle d’éducateur à la place du père.

Le terme khmer pour désigner ce qu’on appelle en Occident le « nom de famille » est chmoh chi-ta, littéralement « le nom du grand-père ». Navy Phim expliqua cela dans son livre Reflections of a Khmer Soul :

« Mon prénom pourrait être le nom de mon grand-père paternel tandis que le nom de famille de mes enfants pourrait être celui du père de mon mari. Enfin, cela fonctionne de cette façon dans la province de mes parents, Battambang. »

Dans une société où il n’y a, entre les gens, guère d’autres liens que ceux de la famille, des liens de parenté fictifs sont créés. Ainsi, on s’adresse toujours aux aînés en utilisant un terme poli de parenté, même s’ils ne font pas partie de la famille. Toute personne qui a à peu près le même âge est appelée bong, ce qui signifie « grand frère/grande sœur » (le khmer ne distingue par les genres), ceux qui sont manifestement plus jeunes oun, ce qui signifie « cadet la famille », et les aînés daun chi ou ta chi, grand-mère ou grand-père.

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