Ratanakiri : Le ministère approuve le statut d’aire protégée pour le lac Yeak Laom

Le ministère de l’Environnement a approuvé vendredi l’enregistrement de l’aire protégée de la communauté du lac Yeak Laom (Ratanakiri) afin de soutenir la préservation des ressources naturelles, la culture autochtone et aussi de promouvoir l’écotourisme.

Le Yeak Laom - Photographie par Ye-Zu (cc)
Le Yeak Laom – Photographie par Ye-Zu (cc)

Le ministère a officiellement changé le nom de la région de « communauté forestière de Yeak Loam » en « zone de protection naturelle de la communauté de Yeak Laom Lake ». La communauté autochtone a salué la décision. Mais, ses représentants ont déclaré qu’il fallait sauver une partie de la forêt déjà perdue. Et, même s’ils se félicitent de la décision ministérielle, ils demandent aux institutions compétentes de reconnaître l’ampleur du problème lié à l’exploitation des ressources et au défrichage.

Une maison traditionnelle au bord de Yeak Laom
Une maison traditionnelle au bord du Yeak Laom – Photographie Bernhard Huber (cc)

La communauté forestière de Yeak Loam a été créée en 1998 avec le soutien du programme Seila et la participation de résidents de cinq villages locaux : Chry, Labo, Sil, Lorn et Phnom, villages abritant 637 familles sur 387 hectares de terres.

Khieu Borin, chef du département général des collectivités locales du ministère, a annoncé la reconnaissance du lac Yeak Loam à Banlung. Il a remercié ces dernières pour avoir participé avec le ministère de l’Environnement à la protection de la zone naturelle. Selon lui, les communautés ont joué un rôle crucial dans la réduction de la dépendance vis-à-vis des produits de la forêt, la prévention de la chasse illégale et la promotion d’une culture d’écotourisme.

A propos

Le lac Yeak Loam est situé à 4.5 km au sud de Banlun, la capitale provinciale. Sa profondeur est de 48 mètres. Cet ancien cratère volcanique qui serait vieux de 700 000 ans, est presque parfaitement circulaire avec un diamètre de 750 mètres. Il est entouré d’un chemin de randonnée d’environ 2,5 kilomètres au sein d’une forêt luxuriante. Le lac et sa région sont considérés comme sacrés par plusieurs tribus montagnardes qui pensent qu’ils sont habités par des esprits protecteurs.

En 1995, le gouverneur de la province a transformé 5 000 hectares en zone protégée dans laquelle était inclus le lac. Et, en 1996, il reçut l’aide du centre de recherches pour le développement international canadien et du programme des Nations unies pour le développement pour mettre en place un programme de gestion des ressources.

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