Histoire : Former des conférenciers sur l’histoire du génocide

Le Centre de documentation du Cambodge (DC-Cam), en collaboration avec le Ministère de l’éducation, de la jeunesse et des sports, organise actuellement un séminaire de formation destiné à former 50 conférenciers de 50 universités britanniques à l’histoire des Khmers rouges de 1975 à 1979.

Victimes des Khmers rouges
Victimes des Khmers rouges

La «Conférence sur le génocide au Cambodge» se tiens depuis lundi à l’Institut Sleuk Rith de l’Institut national du Cambodge de Phnom Penh. L’événement abordait l’histoire du Kampuchéa démocratique. Elle comprenait des sessions sur «Le génocide dans l’histoire du monde», consacrées aux atrocités commises en Arménie, en Bosnie-Herzégovine, en Allemagne et au Rwanda.

So Farina, directrice adjointe du DC-Cam, a déclaré au Phnom Penh Post lundi qu’il s’agissait de la troisième conférence de formation pour les professeurs d’université au Cambodge, avec pour objectif d’accroître leur capacité à contextualiser le régime génocidaire pendant les Khmers Rouges et à transmettre cette connaissance aux étudiants : «Nous menons des études comparatives avec quatre autres pays ayant connu des régimes génocidaires. Les enseignants et les professeurs peuvent en apprendre davantage sur les expériences des quatre pays. Il y a des différences mais il existe certaines similitudes avec les Khmers rouges», a-t-elle déclaré.

Le DC-Cam et le ministère collaborent depuis 2009 pour publier des livres d’histoire et les incorporer dans les programmes pour les élèves de la septième à la douzième année.

Des professeurs d’histoire, de géographie et de littérature khmère ont partagé leurs expériences et connaissances personnelles durant ce séminaire.

” Comprendre sa propre histoire peut nous aider à  prendre conscience de notre origine et de ce que notre pays a connu par le passé sous un régime génocidaire. Nous devons connaître les raisons de l’histoire qui a conduit au génocide et aux massacres. “, a déclaré So Farina, ajoutant que : «Nous espérons inciter les jeunes générations à en apprendre davantage sur ce régime génocidaire, afin qu’ils apprennent à le comprendre, plutôt que de l’oublier et de le jeter de côté. En entendant parler des victimes et à propos de celles-ci, nous renforçons notre détermination à éviter que l’histoire se répète ».

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