Environnement : Des besoins de délimiter soigneusement la Réserve Naturelle Keo Seima

Le groupe de travail de la Réserve Naturelle Keo Seima a tenu un atelier de renforcement des compétences sur la délimitation des zones protégées

Réserve Naturelle Keo Seima. Photographie WCS
Réserve Naturelle Keo Seima. Photographie WCS

Phnom Penh — Les membres du groupe de travail pour la délimitation de la Réserve naturelle Keo Seima ont récemment tenu leur première session de renforcement des compétences sur les « Processus et procédure de délimitation  et plan d’aménagement et de gestion de la Réserve naturelle Keo Seima » depuis la création du groupe au mois d’août l’an dernier.

Soutenu financièrement par l’agence américaine pour le développement international USAID et par l’Agence Française de Développement (AFD), et organisé par le Ministère de l‘Environnement et la Wildlife Conservation Society (WCS), le stage de formation de deux jours avait pour objectif de fournir aux participants des connaissances sur les lignes directrices et compétences sur les techniques de base, procédures, méthode et outils de zonation et d’aménagement du territoire pour les réserves naturellesIl s’agissait aussi de partager des expériences sur la méthodologie de zonation de la faune et flore des réserves de Kulen Promtep.

Dans ses remarques d’ouverture, S.E. Roth Virak, Secrétaire d’état au Ministère de l’Environnement, a déclaré que la zonation des réserves naturelles était très importante pour tous les environnementalistes et devait être effectuée minutieusement. « Partager cette expérience aujourd’hui est une leçon contribuant au leadership du Ministère de l’Environnement dans son ensemble qu’il faut étendre aux autres domaines, » a-t-il dit.

Le Vice-Gouverneur provincial de Mondolkiri Nhorn Sith a déclaré dans son discours que la Réserve naturelle Keo Seima est menacée en raison du peuplement de migrants, du défrichage aux fins d’agriculture, à la déforestation, la chasse d’animaux sauvages, la pêche, entre autres… »

« Ces pratiques nuisent à la biodiversité, aux ressources naturelles et aux moyens de subsistance des communautés locales et autochtones qui vivent des ressources naturelles dans la région » a déclaré le Vice-Gouverneur provincial Nhorn Sith. « Parce que la plupart des autochtones qui vivent des ressources naturelles vivent et pratiquent l’agriculture traditionnelle à l’intérieur de la réserve, les consulter sur la zonation est nécessaire afin d’assurer l’appartenance des terres et une véritable participation.»

Dr. Ken Sereyrotha, directeur de la Wildlife Conservation Society du Cambodge, a suggéré que les membres du groupe de travail se concentrent sur la démarche et le processus pour recueillir des données et les utilisent comme base de travail pour préparer une version préliminaire de la zonation de la Réserve Naturelle Keo Seima.

La Wildlife Conservation Society utilise un processus d’analyse innovant assisté par ordinateur pour aider à ce que les décisions en zonation soient prises en tenant compte de plusieurs objectifs : atteindre les objectifs de la politique nationale, assurer la préservation de la biodiversité, soutenir les moyens de subsistance des communautés, protéger le patrimoine national, et gérer les ressources naturelles. « Le processus va inclure la participation de la communauté par l’entremise de consultations et d’exercices de cartographie dont les résultats seront partagés avec les communautés locales, les départements nationaux et provinciaux impliqués et les autres parties intéressées pour recueillir leurs commentaires, » a annoncé le Dr. Ken Sereyrotha.

“Ceci est une consultation pour obtenir des contributions au niveau sous-national, » a-t-il ajouté. « Les contributions provenant de consultations au niveau national seront recueillies pour compléter la version préliminaire avant de la soumettre au Ministère pour analyse.»

43 personnes ont pris part à la session de formation. Celle-ci a vu la participation des chefs de communes, des officiels provinciaux et de districts de Mondolkiri et de Kratie, du personnel de la Wildlife Conservation Society ainsi que des officiels du Ministère de l’Environnement.

Par Saingveng Chiek

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