En Images – Diplomatie : Arrivée de Daw Aung San Suu Kyi au Cambodge

La conseillère d’Etat de la République de l’Union du Myanmar, Daw Aung San Suu Kyi, a entamé lundi après-midi sa visite officielle de trois jours au Royaume du Cambodge. Pour cette première visite dans le royaume, Daw Aung San Suu Kyi a été invité par le Premier ministre cambodgien, Hun Sen.

Arrivée de Daw Aung San Suu Kyi au Cambodge
Arrivée de Daw Aung San Suu Kyi au Cambodge. Photographie AKP

Elle a été chaleureusement accueillie à son arrivée à l’aéroport international de Phnom Penh par Mme Ing Kantha Phavi, ministre des Affaires féminines et de nombreux autres officiels du gouvernement royal du Cambodge.

Arrivée de Daw Aung San Suu Kyi au Cambodge

Rappelons que Daw Aung San Suu Kyi sera reçue par Sa Majesté Preah Bat Samdech Preah Boromneath Norodom Sihamoni, Roi du Cambodge, et par Sa Majesté la Reine-Mère Norodom Monineath Sihanouk, au Palais royal. Elle effectuera également des visites de courtoisie à Samdech Vibol Sena Pheakdei Say Chhum, président du Sénat, et à Samdech Akka Moha Sena Ponhea Chakrei Héng Samrin, président de l’Assemblée nationale. Elle s’entretiendra également avec le Premier ministre Samdech Techo Hun Sen.

La conseillère d’Etat du Myanmar déposera des couronnes de fleurs au Monument de l’Indépendance et à la Statue royale de Preah Borom Ratanak Kaudh. A la fin de son séjour, elle visitera les temples dans la province de Siem Reap.

A propos

Née au Myanmar, autrefois Birmanie, sous domination britannique, en 1945, Daw Aung San Suu Kyi était la fille du général le plus célèbre du pays. Le pays obtint son indépendance de l’empire britannique en 1947 mais son père fut assassiné la même année. Elle est allée à l’Université d’Oxford, puis a travaillé pendant trois ans aux Nations Unies, avant d’épouser Michael Aris en 1972 et de s’installer au Royaume-Uni. Cependant, de retour en Birmanie, un régime militaire s’était instauré à la suite d’un coup d’État en 1962, et le pays s’est fermé au monde extérieur.

Quand Aung San Suu Kyi a déménagé d’Oxford en 1988 au Myanmar, laissant derrière elle son mari et ses deux enfants, c’était dans l’intention de soigner sa mère malade. Pourtant, selon sa biographie, elle a été entraînée dans les manifestations anti-junte et pro-démocratie et s’est retrouvée à la tête du mouvement, avec le soutien de milliers de partisans. En 1988, elle a cofondé la Ligue nationale pour la démocratie (LND). Et, en 1989, elle a été placée en résidence surveillée par le régime militaire, où elle est restée jusqu’en 2010.

Durant son régime de résidence surveillée, Aung San Suu Kyi bénéficia d’un important soutien international au point de devenir une icone largement promue comme championne des droits de l’homme dans cette partie de l’Asie. Elle s’est vu attribuer le prix Nobel de la paix en 1991. Elle a été libérée en 2010.

Carrière politique

Élue députée à l’issue des élections partielles de 2012, elle mène son parti à la victoire aux législatives de 2015. L’année suivante, alors qu’une disposition constitutionnelle l’empêche de devenir présidente de la République, elle est nommée ministre des Affaires étrangères, conseillère spéciale de l’État et porte-parole de la Présidence. Bien que la Birmanie ait entamé un virage démocratique, son gouvernement doit composer avec une armée toujours très influente.

Depuis 2016, la pasionaria fait l’objet de vives critiques à travers le monde en raison de son attitude durant la crise des Rohingya, groupe ethnique de confession musulmane. Aung San Suu Kyi se montre en effet silencieuse sur le sort des Rohingyas.

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