Semaine Française de Siem Reap : Acte IV, Clap de fin

Jailbreak

C’est par du grand spectacle que s’est achevée la Semaine Française de Siem Reap 2019. Rassemblés au pied de l’imposante façade de l’hôtel Raffles, les spectateurs ont pu assister à la projection du film Jailbreak, immense succès populaire marquant un certain renouveau du cinéma cambodgien. « En choisissant de diffuser ce film, nous savions qu’un public nombreux viendrait assister à la projection », déclarait l’un des organisateurs.

Céline Say, Savin Philip (Jailbreak) et Benjamin Carrichon
Céline Say, Savin Phillip (Jailbreak) et Benjamin Carrichon

Les bancs pris d’assaut par la foule témoignent du bien-fondé de ce choix. Une projection rendue encore plus attrayante par la présence d’une partie du casting : Tharoth Sam, Dara Phang, Savin Phillip, accompagnés du producteur Loy Te, ont déambulé dans le village en se prêtant au jeu des selfies sous les sourires du public et des exposants.

Tharoth Sam (Jailbreak)
Tharoth Sam (Jailbreak)

Un dimanche en famille

La journée s’est ouverte sur les chants entonnés par une chorale pas comme les autres, puisque formée par des enfants victimes de handicap ou en situation de grande précarité. Une vingtaine des cinquante jeunes qui composent cet ensemble est ainsi montée sur scène sous le regard attentif d’Alexandre Scarpati, de Marie Knight et de Metrisak Moun. Tous trois se sont investis dans ce beau projet monté dans le cadre du programe Solid’Art, dont les membres se démènent actuellement afin de créer une fanfare destinée aux enfants en difficulté.

Enfants du programme programe Solid’Art
Enfants du programme programe Solid’Art

Cette prestation a été suivie par le spectacle donné par les élèves de l’École Française de Siem Reap, qui célèbre cette année ses quinze ans d’existence. Des chansons, mais aussi des représentations de quelques fables de La Fontaine ont fait la joie des parents venus admirer les petits artistes.

Flânerie dominicale

Accablé par la chaleur, le village s’est à nouveau rempli en milieu d’après-midi, sous des notes de musique khmère mâtinée de jazz. La chanteuse Sokunthea Duk, figure charismatique et incontournable de la scène musicale locale, était accompagnée par les cuivres et la guitare du Jazz Band Music Art School pour une performance toute de charme et de douceur.

A l’image de cette journée dominicale, qui aura marqué le terme de cette Semaine Française où tout se sera déroulé selon le désir des organisateurs. Aucune mauvaise surprise, aucun imprévu ne seront venus gâcher ces quatre jours de fête qui auront servi à démontrer toutes les compétences et les talents d’une communauté française très présente dans la cité des temples.

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