Premier ministre : changement de cap pour la peine capitale

Le Premier ministre a annoncé ce lundi avoir changé d’opinion quant à la possibilité de rétablir la peine capitale dans le royaume. Rappelons qu’après sa visite dans les locaux de l’ONG Afesip, le chef du gouvernement royal avait annoncé son intention de lancer une consultation référendaire. L’objectif de cette consultation était de pouvoir rétablir la peine de mort pour les violeurs d’enfants, en particulier lorsqu’il s’agit de crimes commis par les membres de la famille.

Le Premier ministre lors de sa visite à l'Afesip
Le Premier ministre lors de sa visite à l’Afesip

« Hier, j’ai annoncé mon intention d’infliger la peine de mort, mais pour ce faire, il est nécessaire d’amender la Constitution. Cependant, je ne demandais pas l’amendement à Sa Majesté le Roi ni à l’Assemblée nationale, je préconisais un référendum […]. Juste le temps d’une nuit, il y a eu beaucoup de commentaires sur ma page Facebook. […] J’ai accepté les commentaires de trois analystes », a dit ce matin le chef du gouvernement royal lors de la cérémonie de remise des certificats de fin d’études aux nouveaux diplômés de l’Université de droit et des sciences économiques.

« Je suis d’accord avec les commentaires des trois analystes, c’est-à-dire qu’il n’est pas nécessaire d’amender la Constitution, mais qu’il faut davantage d’efforts pour améliorer l’éducation sur la moralité et la participation de l’ensemble de la société à la prévention de la violence et des abus qui sont également liés à la drogue et à l’alcool», a-t-il ajouté.

Selon lui, le Cambodge doit renforcer l’éducation morale pour éviter tout abus et toute violence à l’égard des femmes, et appliquer strictement la loi contre les auteurs d’actes répréhensibles. L’emprisonnement à perpétuité est une peine qu’il juge, aujourd’hui, suffisante.

Avec C. Nika – AKP Phnom Penh, mars 2019

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