Initiative – Entreprise : A propos de relations publiques

En cas de crise

Quand quelques personnes de deux villages autochtones Bunong de la province de Mondolkiri au Cambodge ont engagé une action en justice en France contre Bolloré, l’entreprise qui a financé Socfin-KCD (société de droit cambodgien) en février 2018, l’accusant d’avoir détruit plusieurs hectares de forêt qui leur sont essentiels, cette compagnie a eu recours à l’agence de relations publiques Two Way Public Relations à Phnom Penh.

L'équipe de Two Way Public Relations
L’équipe de Two Way Public Relations

Avec l’aide de cette agence, Socfin-KCD distribua alors aux médias un long droit de réponse début mars, donnant ainsi sa version des faits.

Intervenir en cas de crise

Car intervenir en cas de crise pour bien présenter à la presse le point de vue d’une compagnie est l’un des rôles que joue une agence de relations publiques, comme l’explique Monita To. L’agence Two Way Public Relations dont elle est la directrice générale avait invité ce mardi la presse de Phnom Penh pour expliquer aux journalistes le rôle de l’agence et certains projets dans lesquels elle est impliquée.

Monita To, Directrice générale de l'agence Two Way Public Relations
Monita To, Directrice générale de l’agence Two Way Public Relations

Un nouveau domaine au Cambodge

Car le travail de telles agences n’est pas encore bien compris au pays, Mlle To mentionne : « C’est un concept qui reste nouveau. C’est-à-dire qu’il n’y a pas d’école de relations publiques au Cambodge. Il n’y a pas de cursus. » Il faut non seulement former les employés mais aussi parfois expliquer aux compagnies la différence entre vente et relations publiques, ajoute-t-elle.

« En fait, l’essence des relations publiques, c’est aussi une manière de représenter la société, de véhiculer de la bonne presse, de les défendre en cas de mauvaise presse, » souligne Monita To.

Son agence fut créée il y a environ un an. « On vu ici une opportunité parce qu’on vu que les médias avaient ici beaucoup, beaucoup d’influence sur la population, sur tout le monde, sur les lecteurs, » conclut Melle To.

Par Michelle Vachon

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