Economie : La dette cambodgienne présente un «faible risque» de surendettement

Selon le dernier bulletin publié par le ministère de l’Économie et des Finances, de 1993 à 2018, le gouvernement a signé des accords de prêt à des conditions de faveur d’un montant de 11,3 milliards de dollars US. Sur cet encours d’emprunt,  le gouvernement a remboursé 1,3 milliard de dollars 8%.

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Le gouvernement a utilisé 87% de ces emprunts pour financer des projets d’infrastructure et le reste pour des financements liés aux secteurs prioritaires. Le Cambodge emprunte pour financer des projets d’investissement public dans des secteurs prioritaires qui soutiennent une croissance économique durable à long terme et accroissent la productivité économique, note le bulletin.

L’analyse de durabilité montre que pour 2018, les quatre indicateurs clés de la dette sont bien en dessous des seuils indicatifs. La dette extérieure publique par rapport au PIB est de 21,4%. Selon les auteurs du rapport, sur la base des meilleures pratiques internationales, la dette publique du Cambodge reste donc «durable» et présente un «faible risque» de surendettement.

Sur le plan bilatéral, à la fin de 2018, le Cambodge avait emprunté 4,6 milliards USD à la Chine, 1,6 milliard USD à la France et 1,3 million USD au Japon, tandis qu’un peu plus de 4 milliards USD ont été empruntés auprès d’institutions internationales comme la Banque asiatique de développement et la Banque mondiale.

Parmi les principaux créanciers figure donc en première place la Chine, avec 40,56% de la dette. Viennent ensuite le Japon (11,83%), la Corée du Sud (6,74%), et la France (2,96%). Pour les partenaires institutionnels, la Banque Asiatique de Développement vient en tête avec 23,23%, suivie de la Banque Mondiale (10,02%).

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