Pêcheries : Captures en hausse mais besoin de diversification

Captures

La production de poisson dans le Royaume a atteint 910 153 tonnes en 2018, soit une augmentation de 6,2% par rapport à 2017.

Les captures de poisson d’eau douce ont atteint 535 005 tonnes, tandis que celles de poisson de mer ont atteint 121 100 tonnes. Et, la production dans les exploitations piscicoles s’élève à 254 048 tonnes, indique le dernier rapport du ministère de l’Agriculture.

Le document souligne également que 210 millions de poissons reproducteurs ont été produits en 2018, soit une augmentation de 5 millions par rapport à l’année précédente.

Marché aux poissons. Photographie Dominyk Lever WorldFish (cc)
Marché aux poissons. Photographie Dominyk Lever WorldFish (cc)

CAST

La semaine dernière, les États-Unis ont lancé une nouvelle initiative visant à renforcer l’industrie aquacole locale. Doté d’un budget de 17 millions de dollars et d’une durée de vie de cinq ans, le programme de commercialisation de l’aquaculture pour le commerce durable (CAST) vise à stimuler la production locale de poisson d’eau douce, principale source de protéines pour les Cambodgiens.

Lors du lancement, Michael A. Newbill, chargé d’affaires à l’ambassade des États-Unis, a déclaré que l’aquaculture était l’un des secteurs les plus importants du Cambodge, avec une production en hausse de 17% en 2017.

«Les Cambodgiens mangent beaucoup de poisson», a-t-il déclaré. «Les recherches montrent que le poisson représente 76% des protéines animales consommées par le Cambodgien moyen, faisant de ce pays le plus gros consommateur de poisson d’eau douce par habitant dans le monde.»

Le poisson est le deuxième aliment le plus consommé au Cambodge après le riz. Les Cambodgiens restent parmi les plus gros consommateurs de poisson au monde, avec une consommation annuelle de poisson par habitant estimée à 52,4 kg.

Diversification

Alors que le nombre de captures annuelles (officielles) doit se limiter à 600 000 tonnes (niveau maximum durable), le ministère entend se concentrer sur le développement de l’aquaculture.

« Nous ne pouvons pas exploiter nos rivières indéfiniment. Avec un hectare de terre et suffisamment d’eau, un agriculteur peut générer des revenus annuels de 5 000 à 10 000 dollars dans l’industrie aquacole », indique le ministère, ajoutant que ce secteur peut jouer un rôle important dans la croissance économique à l’échelle du pays. L’autre argument plaidant en faveur de industrie aquacole est la forte demande de fruits de mer. En 2018, le Cambodge a importé 24 000 tonnes de fruits de mer, principalement des crevettes, du crabe, du homard et du poisson de mer.

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