Gouvernement – TSA : Derrière la Commission Européenne, un agenda politique

Dans un long communiqué, le gouvernement a exprimé ses regrets face à la décision européenne d’entamer officiellement le processus de retrait du régime préférentiel ”Tout Sauf les Armes” (TSA). Cette déclaration fait suite à celles d’Eurocham et du GMAC, qui expriment aussi leur désaccord, et aussi à celle des Usa qui affirme au contraire soutenir la position européenne…

Vue aérienne de la capitale Phnom Penh
Vue aérienne de la capitale Phnom Penh

Reproches

Dans son communiqué, le gouvernement qualifie la mesure de la Commission Européenne d’injustice extrême, de décision ne prenant pas en compte les ”progrès substantiels réalisés par le gouvernement”. Plus grave, le gouvernement accuse l’Union Européenne d’étroitesse d’esprit en se ”…concentrant uniquement sur les élections de juillet et le contexte politique, refusant de reconnaître la légitimité du scrutin…”.

Sans donner de nom, le communiqué cite ”…un manque de respect de la souveraineté du pays, largement abondé par les propos xénophobes et pleins de haine de quelques politiciens qui ne souhaitent que la guerre et le désordre…”.

Le Gouvernement Royal estime que la Commission Européenne n’a pas agi selon les principes de “ bonne foi ”et “ d’équité ”. Selon lui,  de nombreux pays bénéficiant des préférences commerciales de l’UE ne se sont pas conformes aux conventions internationales auxquelles l’Union se réfère dans ses motifs de suspension du TSA.

Le gouvernement suggère que, derrière l’attitude européenne, se dissimule un agenda politique.

Premier ministre

La déclaration du gouvernement fait suite aux remarques du Premier ministre Hun Sen, qui a déclaré que l’économie du Royaume était florissante. Sans citer nommément l’Union Européenne, le Premier ministre a déclaré : “…Le Cambodge ne peut compter seulement sur un soutien étranger. Il ne doit céder en rien son indépendance et sa souveraineté…Cependant, nous voulons rester bons amis avec les pays partenaires qui veulent voir le Cambodge se développer sans ingérence extérieure…”.

«L’économie cambodgienne, qui était auparavant frappée par des sanctions et des pressions, croit et se renforce», a-t-il ajouté, rappelant que la croissance du PIB du pays est de 7% par an. “Je remercie le monde des affaires d’avoir rempli ses obligations fiscales et d’avoir développé le commerce et les investissements dans le pays.”

Conclusion

En conclusion du communiqué, le gouvernement indique travailler dans le sens de l’élargissement de l’espace démocratique tout en regrettant une nouvelle fois que deux personnes aient choisi de donner du crédit à des politiciens ”désireux de détruire leur pays…”.

Haut de page