Prey Lang – Déforestation : Désaccord sur les conclusions de la communauté forestière

Le porte-parole du ministère de l’Environnement, Neth Pheaktra, a fustigé le rapport de Prey Lang Community Network, affirmant que ces membres avaient falsifié des informations pour solliciter des financements.

Prey Lang - Déforestation : Désaccord sur les conclusions de la communauté forestière
Prey Lang – Déforestation : Désaccord sur les conclusions de la communauté forestière

“…Ils utilisent d’anciennes données pour détruire la confiance de la population dans le gouvernement ainsi que dans le ministère de l’Environnement sur la protection et la conservation des ressources naturelles au Cambodge…”, a-t-il déclaré.

Le réseau communautaire de Prey Lang a affirmé mardi dans un communiqué que ses patrouilles avaient constaté que l’exploitation forestière illégale sévissait toujours dans les provinces de Kratie, Kampong Thom, Stung Treng et Preah Vihear. La forêt de Prey Lang, officiellement classée réserve faunique en mai 2016, couvre 431.683 hectares dans les quatre provinces cambodgiennes.

Le dernier rapport de la communauté couvre la période de septembre 2017 à juin 2018 et les principales conclusions sont qu’il n’y a pas de changement significatif  dans l’exploitation forestière illégale, voire plutôt une augmentation.

La communauté a demandé aux ministères et aux autorités concernés de renforcer l’application de la loi. Selon le réseau communautaire, les nouvelles routes facilitent l’accès aux forêts pour les exploitants forestiers illégaux et, les membres du PCLN ont des difficultés à demander des permis pour patrouiller dans les forêts.

Selon le porte-parole du ministère, le gouvernement royal du Cambodge, le ministère de l’Environnement et les autorités compétentes ont pris des mesures sérieuses pour lutter contre les crimes forestiers commis dans la forêt de Prey Lang.

Grâce à cet effort, a-t-il ajouté, les exploitations forestières illégales et la chasse à la faune diminuent de manière spectaculaire, tandis que la couverture forestière et la présence d’animaux sauvages de la région sont en augmentation. ”…Le ministère de l’Environnement ne peut tolérer le rapport…”, a-t-il conclu.

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