Presse : Décès du journaliste Saing Soenthrith

Saing Soenthrith a été membre fondateur du Club des journalistes cambodgiens (CCJ), également auteur et promoteur de reportages de qualité. Il est décédé samedi dernier. Il avait 55 ans.

Saing Soenthrith
Saing Soenthrith

Soenthrith a travaillé comme journaliste pendant plus de 20 ans dans le royaume. Il a été souvent critique sur la gouvernance et la corruption au Cambodge.

Il est décédé des suites d’une insuffisance rénale samedi après dix ans de bataille contre contre le diabète.

Patriote

Saing Seila, son fils aîné, se souvient de son père comme d’un patriote qui espérait améliorer la nation par son travail : ”…Je l’admire pour le fait qu’il aimait beaucoup son pays…. Il était prêt à tout donner pour que son pays évolue dans le bon sens et que la jeune génération de son pays devienne éduquée…”, a-t-il déclaré.

”…Il m’a dit que même s’il ne pouvait pas aider beaucoup, il ferait tout son possible pour apprendre à la jeune génération à aimer le Cambodge. Il m’a toujours dit de faire ce que je voulais, mais de ne pas faire de mal aux autres pour son propre plaisir…”.

Années 70

Soenthrith fut aussi professeur d’anglais bénévole et a contribué à la construction d’une petite école pour les enfants des zones rurales dans la province de Kandal. Il a vécu dans cette province pendant le régime des Khmers rouges dans les années 1970.

Pendant le règne de Pol Pot, il devint orphelin. Il a réussi à s’instruire ensuite avec le soutien de moines locaux. Puis, il a reçu une bourse pour étudier en Union soviétique dans les années 1980 avant de devenir reporter dans les années 1990.

Dans un article publié par la BBC en 2010, il a déclaré qu’il souhaitait que «la vérité» sur les atrocités commises par les Khmers rouges soit dévoilée et qu’il demande aux dirigeants survivants du régime «pourquoi ils ont tué leur propre pays».

S.E. Khieu Kanharith lors de la crémation
S.E. Khieu Kanharith lors de la crémation

Au cours des trois dernières années, Soenthrith devait constamment rester sous Dialyse. Mais sa famille ne pouvait se permettre le traitement. Il a reçu un soutien financier de ses amis et anciens collègues, de journalistes locaux et étrangers, de responsables gouvernementaux et même du Premier ministre Hun Sen.

Avec Nem Sopheakpanha – VOA Khmer

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