Siem Reap : Le Musée Preah Norodom Sihanouk-Angkor fête ses dix ans

Le Musée Preah Norodom Sihanouk-Angkor ouvrira ses portes gratuitement au public pendant trois jours, du 4 au 6 décembre 2018, à l’occasion du dixième anniversaire de sa fondation.

Le Musée Preah Norodom Sihanouk-Angkor
Le Musée Preah Norodom Sihanouk-Angkor

À propos du musée

Le musée est un établissement créé conjointement par l’Autorité Apsara et l’Université de Sophia, et financé par la fondation AEON 1% (Japon).  L’établissement expose des objets façonnés découverts au temple de Banteay Kdei.

Depuis son ouverture en 2008, le musée a progressivement étendu ses expositions et sa programmation. Il abrite aujourd’hui trois expositions d’objets découverts lors de fouilles archéologiques dans le parc d’Angkor. Ces objets, allant d’images de Bouddha aux poteries anciennes.

Musée Preah Norodom Sihanouk-Angkor

Exposition de statues de Bouddha (temple Banteay Kdei)

En 2000 et 2001, l’équipe de recherche de l’Université Sophia et les archéologues khmers ont découvert 274 statues sur un seul site. Ces artefacts offrent un témoignage unique sur l’histoire du bouddhisme durant la période d’Angkor. Appartenant à différents styles, ils expliquent aussi l’évolution de l’art khmer.

Musée Preah Norodom Sihanouk-Angkor

Exposition de site funéraire (Koh Ta Meas et Prei Khmeng)

Koh Ta Meas est un grand monticule plat situé dans l’ouest du Baray, à 1 300 m à l’ouest du Mebon. Il contient des preuves d’un peuplement préhistorique de l’âge du bronze, avec une nécropole associée, datant d’au moins 3000 ans. En outre, le petit temple de Prei Khmeng est situé près de la rive ouest du Baray occidental. Des fouilles effectuées par les archéologues khmers et français en 2004 et 2005 ont mis au jour des céramiques de grandes dimensions, des bijoux, des ustensiles, des ossements d’animaux et des arêtes de poisson, enterrés aux côtés des dépouilles.

Musée Preah Norodom Sihanouk-Angkor

Exposition de céramique (Temple Kok Patri)

En 2005, l’équipe Apsara a trouvé plus de soixante pots et autres artefacts. Les céramiques issues des fouilles ont été utilisées pour enterrer les restes incinérés. Certains d’entre eux étaient des pots importés de Chine, du Japon et de Thaïlande et d’autres étaient fabriqués localement. La datation au radiocarbone date des restes incinérés du 15ème au 17ème siècle et les récipients en céramique datent de la fin du 15ème au 19ème siècle.

Avec AKP – Photographies : Khuth Sao

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