Environnement – Tonle Sap : Stung Sen reconnu comme site Ramsar

Stung Sen, une zone inondée unique située dans le Grand Lac Tonlé Sap, a été reconnue comme le cinquième site Ramsar(1) au Cambodge.

Stung Sen est la plus haute et la plus sauvage des forêts marécageuses inondées du Grand Lac Tonlé Sap
Stung Sen est la plus haute et la plus sauvage des forêts marécageuses inondées du Grand Lac Tonlé Sap

Stung Sen

Couvrant 9 293 hectares, Stung Sen est la plus haute et la plus sauvage des forêts marécageuses inondées du Grand Lac Tonlé Sap. Elle a été désignée zone humide d’importance internationale (également appelée «site Ramsar») par le gouvernement royal du Cambodge.

Stung Sen, situé le long de la limite sud-est du grand lac Tonlé Sap, est un échantillon typique des zones humides forestières du Tonlé Sap. Le site est caractérisé par une forêt primaire inondée de façon naturelle et saisonnière. Il est largement reconnue comme étant le type d’écosystème le plus riche en espèces dans la zone du Tonle Sap. Et, le site constitue aussi un système forestier menacé en Asie du Sud-Est.

Un refuge pour de nombreux oiseaux, mammifères, poissons et autres espèces vivant sur le Grand Lac
Un refuge pour de nombreux oiseaux, mammifères, poissons et autres espèces vivant sur le Grand Lac

Rôle important

De plus, les arbustes de faible taille et les prairies naturelles environnantes sont des environnements cruciaux pour l’alimentation. Cela constitue aussi un refuge pour de nombreux oiseaux, mammifères, poissons et autres espèces vivant sur le Grand Lac.

Le site joue également un rôle important dans la régulation des inondations pendant la saison des pluies.

”…Je suis ravi de cette décision et la vois comme le résultat des efforts concertés et continus déployés par les diverses parties prenantes…”, a déclaré M. Masaru Horikami, directeur de la division Wildlife du ministère de l’Environnement au Japon. ”…Nous soutenons ce processus pour ce site depuis 2016 afin de nous assurer que les écosystèmes de Stung Sen soient gérés de manière durable, dans l’intérêt de la biodiversité et des communautés locales…”

”…Nous félicitons le gouvernement royal du Cambodge d’avoir proposé Stung Sen comme nouveau site Ramsar…”, a déclaré M. Suh Seung Oh, directeur exécutif du Centre régional Ramsar pour l’Asie de l’Est.

”…Stung Sen joue un rôle important dans la région en tant qu’habitat d’un certain nombre d’espèces menacées…Le Secrétariat de la Convention de Ramsar se réjouit de travailler avec le gouvernement royal pour assurer la gestion durable des zones humides et promouvoir l’utilisation rationnelle de ces zones au profit des populations locales et de l’environnement. En outre, le Secrétariat de la Convention de Ramsar continuera d’aider le gouvernement à désigner davantage de sites Ramsar à l’avenir…”, a déclaré Mme Reiko Iitsuka, conseillère régionale du Secrétariat Ramsar pour l’Asie et l’Océanie.

30% du Cambodge

Actuellement, 30% du Cambodge est couvert de zones humides et la majorité d’entre elles ont été identifiées comme d’importance mondiale en raison des populations d’espèces menacées qu’elles abritent.

Outre Stung Sen, les quatre autres sites Ramsar du Cambodge sont Boeung Chhmar, Koh Kapik, les étendues centrales du Mékong au nord de Stung Treng et le site Ramsar de Prek Toal.

”…Pour soutenir le processus de désignation, une enquête sur la biodiversité, et des réunions de consultation ont été organisées depuis 2016…”, a déclaré M. Bou Vorsak, responsable du programme BirdLife International Cambodia. ”…Les limites du site de Stung Sen Ramsar ont été établies avec le soutien des communautés locales et des autorités, du niveau de la commune au niveau provincial.”

”…Reconnaître Stung Sen en tant que site Ramsar attirera non seulement l’attention sur l’importance internationale de cette zone humide, mais permettra également au Cambodge de désigner davantage de zones humides comme sites Ramsar…”, a déclaré le ministre de l’Environnement, H.E Say Samal.

Avec AKP – Porchhay Taing / BirdLife Cambodia

Convention Ramsar

(1) La Convention de Ramsar (Iran) relative aux zones humides d’importance internationale particulièrement comme habitats des oiseaux d’eau a été signée le 2 février 1971 et ratifiée par la France le 1er octobre 1986. Les zones humides sont les seuls écosystèmes bénéficiant d’un traité international qui leur est spécifiquement consacré. À l’origine, les critères d’identification des sites portaient essentiellement sur les oiseaux d’eau hivernants, nicheurs ou migrateurs. Ces critères ont été étendus à la présence d’espèces animales (poissons notamment), végétales, de communautés écologiques, rares ou menacées. L’inscription sur la liste de la convention Ramsar peut être considérée comme un label et une reconnaissance internationale. En contrepartie, l’État s’engage à maintenir les caractéristiques écologiques des sites, à mettre en œuvre une gestion et des aménagements appropriés pour garantir l’intérêt biologique et la bonne conservation des milieux, voire leur restauration si nécessaire. 

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