TSA : Britcham soutient le maintien du régime privilégié

La Chambre de commerce britannique au Cambodge (BritCham) déclare que le retrait du régime Tout sauf les armes (TSA) risque d’engendrer de sérieuses difficultés de compétitivité pour les usines cambodgiennes.

Sortie d'usine à Phnom Penh. Photographie ILO (cc)
Sortie d’usine à Phnom Penh. Photographie ILO (cc)

Cela mettrait également les travailleurs à la merci des dirigeants d’usines susceptibles de fournir des conditions de travail inférieures aux normes.

Effets pervers

Dans une lettre adressée le 17 octobre à la commissaire européenne au commerce, Cecilia Malmström, le président de BritCham, Trevor Sworn, annonce que la chambre soutient l’engagement de l’Union Européenne en faveur de l’intégration des pays en développement tels que le Cambodge dans l’économie mondiale. La suppression du statut commercial préférentiel du Cambodge aurait des effets pervers sur son intégration et les progrès économique en cours.

”…Cela porterait préjudice aux mêmes personnes que l’accord Tout sauf les armes cherchait à avantager. Cela mettra particulièrement en péril les emplois dans l’industrie du vêtement, qui sont les plus exposés au retrait du régime privilégié…”, déclare Trevor Sworn.

Impact négatif dans la société

Faisant écho à ses pairs, parmi lesquels la Chambre de commerce européenne et la Chambre de commerce américaine, qui ont également écrit à Mme Malmstrom, M. Sworn a déclaré que le retrait de l’initiative “TSA” aurait un impact négatif sur les progrès accomplis par le Cambodge dans la reconstruction de son économie mais aussi dans la société cambodgienne.

”…Cela affecterait les intérêts commerciaux européens et l’avantage concurrentiel de celle-ci, saperait les nombreuses années de travail de BritCham et d’autres chambres dans le développement de liens commerciaux et pousserait le Cambodge à s’engager davantage vers Chine, ajoute-t-il.

”…Nous avons développé des relations solides et bénéfiques avec le gouvernement et son secteur des affaires. Cette bonne volonté à l’égard de l’UE seraient affectés de manière préjudiciable si les sanctions étaient imposées. Les effets positifs du programme TSA seraient rapidement annulées…”, conclut-il.

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