Institut Pasteur : Ouverture du nouveau laboratoire de l’Environnement et de la Santé alimentaire

Jeudi dernier, l’Institut Pasteur du Cambodge présentait au public les nouveaux locaux de son laboratoire de l’Environnement et de la Santé alimentaire, ouvert en avril dernier. L’équipe du laboratoire a donc organisé à cette occasion une visite des lieux. Elle a permis aux représentants des secteurs de l’agroalimentaire, de l’hôtellerie et de la restauration notamment, de mieux comprendre la mission et le fonctionnement du département.

Inauguration du Laboratoire de l'Environnement et de la sécurité ali-mentaire de l'Institut Pasteur
Inauguration du Laboratoire de l’Environnement et de la sécurité alimentaire de l’Institut Pasteur

De nouveaux locaux pour répondre à la demande

Ce nouveau laboratoire, composé de six salles d’analyses, a été créé pour répondre à la demande grandissante en termes de contrôle de la qualité de l’air et des surfaces, de l’eau et de la nourriture.

“Depuis 1995, le laboratoire effectue cette mission de détection, contrôle et prévention des risques alimentaires. Ces tests sont proposés aux hôtels, restaurants, entreprises agroalimentaires, hôpitaux et organismes publics. Avant, le département de l’environnement et de la santé alimentaire était installé dans les locaux de l’Institut Pasteur, et n’avait que deux salles. Il n’y avait aucune possibilité d’agrandissement pour s’adapter à la demande croissante”, explique Sopheak Thet, responsable des relations client du laboratoire de l’environnement et de la santé alimentaire.

L’institut Pasteur a donc lancé ce projet d’agrandissement et de développement du département, il y a deux ans. “Le pays se développe très rapidement, et notamment grâce au tourisme. Il y a donc une prise de conscience progressive de l’importance de la qualité de la nourriture, pour correspondre aux critères internationaux”, détaille Sopheak Thet.

Or, ce sont critères internationaux que le laboratoire de l’environnement et de la santé alimentaire de l’Institut Pasteur met en avant. Son avantage réside en effet dans sa conformation aux méthodes et standards internationaux pour les contrôles et sa connaissance des normes régulations à l’étranger.

“Nous avons par ailleurs engagé les démarches pour obtenir l’accréditation ISO 17025”, explique Guillaume Daufresne, directeur administratif et financier de l’Institut Pasteur. “Nous pensons l’obtenir d’ici deux ans, en fonction du temps que prendront les procédures”.

Une nouvelle activité de conseil

Mais l’inauguration a aussi permis de présenter la nouveauté du laboratoire, qui réside dans la mise en place d’une activité d’audit et de conseil. En effet, après une batterie de test effectués pour un client, le département propose des solutions pour améliorer la qualité des eaux, des aliments et de l’environnement de travail, ou des formations dispensées au personnel au sein même de l’organisation.

Ces cours portent sur la sécurité alimentaire et les concepts du système HACCP (Hazard Analysis Critical Control Point, système d’analyse des dangers et points critiques pour leur maîtrise). La maîtrise de ce système permet aux entreprises d’offrir à leurs clients un gage de qualité de plus en plus nécessaire pour correspondre aux critères internationaux.

Un centre de recherche et de formation

En plus de ces missions, l’inauguration a aussi permis de mettre l’accent sur l’activité de recherche du laboratoire. L’équipe de chercheurs s’implique auprès des organismes publics notamment dans la surveillance des eaux usées, les recherches sur les bactéries multi-résistantes dans les viandes ou encore sur la salmonelle.

Aujourd’hui, le laboratoire accueille huit chercheurs, mais aussi des stagiaires venus des écoles avec lesquelles le laboratoire a créé des partenariats, l’Institut de Technologie du Cambodge, l’Université Royale de Phnom Penh, l’Université des Sciences de la Santé et l’Université Royale d’Agriculture. Ainsi, sa dernière mission consiste à participer à la formation d’étudiants dans les domaines de la sécurité alimentaire et de la qualité environnementale.

Par Adèle Tanguy

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