Social : Moins de bidonvilles à Phnom Penh

Le nombre de bidonvilles à Phnom Penh est passé de 340 en 2013 à 277, indique une enquête menée par Sahmakum Teang Tnaut (STT) et publiée mardi.

Sahmakum Teang Tnaut est une ONG locale spécialisée dans l’amélioration de l’habitat urbain au Cambodge. Elle a été créée en septembre 2005.

Bidonville de Boeng Trabek, Phnom Penh
Bidonville de Boeng Trabek, Phnom Penh

Moins de familles affectées

Le rapport de STT indique que les citadins démunis de Phnom Penh sont tombés à 7 398 familles, soit environ 22% de la population de la ville. Elles étaient 33 605 en 2013 et 26 207 en 2017. Parmi ces familles, 88% vivaient dans huit districts de la capitale.

La principale cause de cette diminution (53% du total) est due à l’amélioration des conditions de logement, indique le rapport. Il révèle également que 47% des 131 bidonvilles de la ville sont situés à proximité d’une rivière, d’un canal, d’un lac ou d’un étang, et 17% à proximité d’une voie ferrée.

83% de ces familles ont déclaré ne pas avoir de titres fonciers. Sur les 277 familles étudiées, 41 ont déclaré être confrontées à des expulsions en raison du développement.

63% ont déclaré s’être installés sur la propriété de quelqu’un d’autre. La majorité des bidonvilles se trouvent sur des terres publiques et la plupart manquent cruellement de services de base.

Bidonville de Boeng Trabek, Phnom Penh
Bidonville de Boeng Trabek, Phnom Penh

Relocation

Kheng Van Net, responsable du programme technique de STT, a déclaré que, si les communautés doivent déménager ailleurs, les nouveaux sites doivent être équipés de services de base tels que l’électricité, l’eau et un hôpital à proximité.

Pour lui, l’idéal serait que ces familles puissent être déplacées moyennant une indemnité leur permettant de se reloger correctement.

Pour la princesse Ermine Norodom, présidente de l’association Shanty Town Spirit (Bidonville de Boeung Trabek), ”…le déplacement n’est pas évident, les gens ont développé un esprit communautaire, ils ont leur travail proche, il est difficile de les envoyer ailleurs…”.

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