Accusé à nouveau de diffamation, Kim Sok s’exile en Thaïlande

Le tribunal municipal de Phnom Penh a ordonné à Kim Sok, analyste politique, à comparaître devant le tribunal le 14 septembre.

Il est accusé de «diffamation publique et incitation à commettre des crimes».

Kim Sok, analyste politique cambodgien
Kim Sok, l’analyste politique cambodgien lors de sa libération

Cependant, selon le directeur du département de police antiterroriste, Y Sok Khy, Sok s’est déjà enfui en Thaïlande ce lundi.

Le 29 août dernier, le Premier ministre Hun Sen avait mis en garde l’analyste contre ses récentes déclarations concernant les élections de juillet.

Il avait également sommé Kim Sok de payer l’amende de 800 millions de riel infligée par le tribunal en faveur du Parti populaire cambodgien.

Kim Sok venait d’être libéré le 17 août 2018 après avoir été condamné à 18 mois d’emprisonnement.

L’analyste a été poursuivi pour avoir accusé le parti au pouvoir d’avoir commandité l’assassinat du commentateur politique cambodgien Kem Ley. Ce dernier avait été abattu le 10 juillet 2016 dans une station-service de Phnom Penh.

Sok est condamné à verser 200 000 dollars au PPC et 2 000 dollars à l’Etat.

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