Mode : Les 3 premières règles du vestiaire masculin en milieu tropical

L’élégance de l’homme réside dans la discrétion, le détail, un prolongement de sa personnalité. Un bon vestiaire demande des années de patience, de la maturité et surtout de la rigueur. Etre un homme, c’est connaître les règles et savoir jouer avec.

Oui, il fait chaud, oui on passe de 38 degrés à 16 en entrant et sortant de nos rendez-vous respectifs. Et devinez quoi, il est tout à fait possible d’être chic malgré les aléas de climat tropical. Messieurs, oubliez le marcel et le bermuda, jetez vos chaussettes hautes, demain tout vous sera pardonné.

Mais avant de commencer, répondons à une question simple : pourquoi est-il pertinent d’être élégant, en toute circonstance, quelle est la plus-value d’une tenue chic et adaptée ? L’élégance n’appartient pas à un rang, à un statut social, ni ne correspond à la fortune matérielle. Non, c’est bien le contraire. L’élégance est un pouvoir qui se place au-dessus de tout : il permet à chacun d’être respectable, de faire de sa présence un moment agréable et de son absence un regret. L’élégance est synonyme de respect, une valeur qui est au centre de l’homme libre, elle n’est pas un marqueur social, c’est tout le contraire, elle permet de s’en détacher. Elle se caractérise par le trio : respect envers son environnement, respect envers soi-même et respect envers les autres. Le respect est une prise de conscience permanente, appuyée sur l’humilité et la gratitude. L’élégance en est son écho, la partie visible de l’iceberg.

Règle #1
L’homme ne porte pas de claquettes en milieu urbain, jamais

La claquette est l’élément de plage, de bord de piscine ou d’activité extérieure que nous avons tous car très pratique sous un soleil de plomb pour rapidement rejoindre sa serviette ou sa chaise longue. Malheureusement, certains font encore l’erreur de porter cette chaussure de vacances en milieu urbain. Alors, Messieurs, continuez de vous battre, de garder la tête haute, n’abandonnez jamais, ensemble, soyons au-dessus des masses feignantes, choisissons une vraie chaussure, celle des hommes qui avancent.

Règle #2
L’homme sait séparer sa garde-robe en 2 catégories : business, et pleasure

Vous avez déjà été tenté, je le sais, par cette chemise que vous aimez pour aller travailler. Mais vous êtes plus fort que ça, vous êtes raisonnable, vous la gardez pour aller travailler. Et c’est une règle incontournable : il y a les vêtements pour votre quotidien d’homme occupé, et ceux pour vos moments de détente. Pourquoi ? Parce qu’on ne parle pas à ses clients comme on parle à ses amis, parce qu’on ne serre pas la main à sa Maman, parce qu’on ne va pas raconter ses ennuis personnels à son directeur commercial. Bref, parce qu’un homme élégant fait la part des choses. Et si vous jonglez dans votre quotidien entre business et pleasure, votre tenue en sera le reflet.

Règle #3
L’homme libre ne porte pas de chemisette

La chemise à manches courtes ou chemisette est avant tout un marqueur social : elle est la blouse du salarié, du petit manager, du chef de rayon, du livreur ou du caissier dans l’imaginaire collectif. Certes nombreux d’entre nous sommes obligés de la porter lors de nos heures de bureau car la direction nous l’impose. Mais vous ne laisserez pas la direction prendre le contrôle de vos heures d’homme libre, jamais. Parce qu’encore une fois, vous êtes un homme digne, vous êtes le Loup, pas le Chien.

Des règles, toujours des règles. C’est vrai, et c’est souvent difficile. Pourtant, l’essence de ce que nous sommes est dans notre capacité à incarner ces règles, parce qu’elles sont un héritage, un témoignage de rigueur, et c’est toujours ce qui est attendu de chacun d’entre nous, la rigueur, toujours, en toute circonstance. L’élégance est une rigueur. Rappelons-nous de ce passage du Code d’Honneur du Légionnaire : « Fier de ton état de légionnaire, tu le montres dans ta tenue toujours élégante, ton comportement toujours digne mais modeste, ton casernement toujours net. » Messieurs, vivions l’élégance de notre condition, Messieurs, soyons des hommes !

Texte et illustrations par Jean-Benoît Lasselin

Haut de page