Instants de Cambodge. Dans l’effervescence de Riverside

Riverside

Phnom Penh, samedi, 16h30. Après une journée à avoir expérimenté la densité du trafic de la capitale, je décide de traverser à pied le quai Preah Sisowath, par l’avenue piétonne de Riverside.

A cet instant, je ne peux encore imaginer l’effervescence qui règne, condensée sur le kilomètre et demi qui relie le Night Market au parc du Palais royal.

A cette heure-ci, alors que le soleil commence à décliner, les allées se remplissent de monde. Les rires des enfants jouant, sur les pavés ou au bord du Tonle Sap, fusent autour de moi.

Jeux d'enfants à Riverside
Jeux d’enfants à Riverside

Je m’arrête. J’observe. Je n’ai jamais vu autant de sourires en si peu d’espace. Jamais entendu autant de « Hello »  lancés en si peu de temps.

Vendeur à vélo sur les berges
Vendeur à vélo sur les berges

Tourbillon de vie

Les odeurs de friture, les couleurs des fruits vendus le long des berges attisent mes sens. Un début de musique attire mon attention. Je me retourne. Un homme se déhanche face à son enceinte.

C’est en voyant, petit à petit, des groupes de femmes de tous âges s’installer derrière lui et suivre ses mouvements que je comprends que la mode des séances d’aérobic en public s’entend jusqu’à Riverside.

Arrivée Parc du palais royal, c’est dans un tourbillon de vie que je suis soudainement prise. Sur les pelouse, moines bouddhistes, familles, groupes de jeunes se mélangent.

Des moines bouddhistes assis devant le Palais Royal
Des moines bouddhistes assis devant le Palais Royal

 

Un fourmillement continu dans lequel je suis prise, malgré moi. Je ne sais plus où donner de la tête. Des bulles de savons s’envolent avec les pigeons, apeurés par les enfants après avoir été attirés par les graines que les gens se plaisent à leur jeter.

Quelle drôle d’idée, du point de vue d’une ex-parisienne qui a pour habitude d’éviter ces volatiles envahissants.

Enfant s’amusant à faire fuir les pigeons, parc du Palais royal
Enfant s’amusant à faire fuir les pigeons, parc du Palais royal

En face, au sanctuaire de Preah Ang Dorngkeu, les fidèles se pressent, des bouquets de fleurs dans les mains. De retour sur les berges, Je m’assieds face à la rivière.

Les pêcheurs rangent leur attirail pour laisser place aux premiers pique niqueurs qui profitent des derniers rayons de soleil de cette clémente journée. Décidément, la vie est agréable, à Riverside.

Les premiers pique-niqueurs côtoient les pêcheurs
Les premiers pique-niqueurs côtoient les pêcheurs

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Texte et photographies par Adèle Tanguy

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