Hun Sen : Pas de clémence pour Kem Sokha

Le Premier ministre cambodgien, Hun Sen, a réitéré mercredi son refus de demander une grâce royale pour le chef de l’opposition Kem Sokha. Il a déclaré que ce dernier devait rester derrière les barreaux.

Hun Sen : Pas de clémence pour Kem Sokha
Hun Sen : Pas de clémence pour Kem Sokha

Pas de clémence

S’adressant à une foule de plus de 10 000 ouvriers dans une usine de Phnom Penh, Hun Sen a déclaré que les accusations de trahison à l’encontre de Kem Sokha étaient extrêmement graves.

Il a ajouté qu’aucune mesure de clémence n’était envisageable tant que Kem Sokha ”…n’aura pas répondu et été puni de ses crimes…”.

“Il s’agit d’une affaire de trahison, en ma qualité de chef du gouvernement, je continuerai être ferme à son encontre…”, a affirmé Le Premier ministre.

Kem Sokha a été arrêté en septembre pour complot en vue de renverser le gouvernement. La Cour suprême a dissous le CNRP deux mois plus tard pour son rôle présumé dans le complot.

Le chef de l’opposition a été détenu pendant près d’un an à la prison de Tra Peang Thlong, dans la province de Tboung Khmum, et s’est vu refuser la libération sous caution pour la sixième fois la semaine dernière.

Mardi, à la demande du premier ministre, le roi Norodom Sihamoni a accordé une grâce royale à 14 militants du CNRP. Ces militants purgeaient de longues peines pour «insurrection» dans le cadre de manifestations anti-gouvernementales en 2014.

Leur libération a suivi celle de Tep Vanny et de trois autres militants condamnés pour avoir protesté contre un accaparement de terres.

Le commentateur social Kim Sok a également été libéré en août après avoir purgé une peine de 18 mois pour diffamation après avoir suggéré que le PCP aurait orchestré l’assassinat en juillet 2016 du politologue Kem Ley.

Malgré les déclarations d’Hun Sen, l’avocate de Kem Sokha, Meng Sopheary, avait exprimé l’espoir que son client serait libéré après son audition.

“…Dans l’esprit de réconciliation nationale et d’unité, j’espère que Samdech Hun Sen interviendra pour faire libérer Kem Sokha de la prison afin qu’il puisse jouir de sa liberté”, a-t-elle déclaré.

Kim Sok

Mercredi, Hun Sen a averti Kim Sok qu’il serait à nouveau arrêté et renvoyé en prison s’il ne payait pas ses amendes amendes tant à lui qu’au gouvernement dans le cadre de sa condamnation pour diffamation en août 2017. Le tribunal lui a ordonné de verser 800 millions de riels (200 000 dollars américains) à Hun Sen et 8 millions de riels (2 000 dollars américains) à l’État.

”…Les avocats du parti au pouvoir doivent continuer à exiger ce paiement…”, a déclaré Hun Sen.

Le Premier ministre a également exigé que le commentateur social arrête de critiquer la façon dont il dirige le pays. Il a ajouté que si Kim Sok continuait à ”…parler de cette façon, il pourrait repartir en prison…”.

Immédiatement après sa libération, Kim Sok a critiqué les élections de juillet comme étant non libres et partiales.

”…Je ne changerai pas mon plan et mon objectif est de promouvoir l’esprit de la démocratie…”, a-t-il ajouté.

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