Programme : Pour une école sans violence

Le ministère de l’Education, de la Jeunesse et des Sports a disséminé un plan d’action quinquennal visant à mieux prévenir la violence à l’école. Nath Bunroeun, secrétaire d’Etat à l’Education, à la Jeunesse et aux Sports, a présidé ce séminaire qui a eu lieu récemment à Phnom Penh avec la participation des représentants des services provinciaux et municipaux du ministère, du Conseil national pour les enfants du Cambodge et des partenaires au développement.

Programme : Pour une école sans violence
Programme : Pour une école sans violence

”…Le plan d’action 2019-2023 est guidé par la politique de protection de l’enfance adoptée par le ministère de l’Education, de la Jeunesse et des Sports en 2016…”, a déclaré Nath Bunroeun. ”…Grâce au soutien continu des partenaires au développement tels que la Fondation pour les droits de l’enfant, la Fondation pour l’enfance et l’UNICEF, nous avons développé ces actions détaillées pour que les enfants soient bien protégés et en sûreté dans les environnements éducatifs publics et privés…”, a-t-il ajouté.

L’expert en protection de l’enfance, Ty Sovannary, a mis l’accent sur l’importance du plan d’action, précisant qu’il permettra non seulement d’avoir un environnement d’apprentissage sûr, mais aussi de promouvoir l’égalité des chances parmi les enfants.

La violence contre les enfants n’est malheureusement pas si rare au Cambodge. une étude de 2013 sur la violence au Cambodge contre les enfants a révélé que les enseignants sont les auteurs les plus courants de la violence contre les enfants à l’extérieur de leur foyer. L’expérience de la violence dans l’enfance peut avoir des conséquences négatives durables sur le développement physique, intellectuel et affectif des enfants. Certains enseignants utilisent encore couramment des méthodes violentes de discipline, notamment frapper, gifler, battre, étouffer, crier, maudire et refuser de parler aux élèves. Toute forme de violence contre les enfants est une violation grave des droits de l’enfant. L’expérience de la violence dans l’enfance a des conséquences négatives immédiates et durables sur le bien-être physique, intellectuel et émotionnel des enfants.

Des études montrent qu’un environnement d’apprentissage non violent mène à des niveaux plus élevés de compétence sociale, à une compréhension émotionnelle plus avancée, à des aptitudes cognitives et linguistiques plus élevées et à une amélioration du rendement scolaire. La violence contre les enfants affecte non seulement les enfants, mais a un impact négatif sur l’ensemble du pays. Les données de l’UNICEF au Cambodge révèlent que les conséquences sanitaires de la violence contre les enfants au Cambodge ont entraîné des pertes économiques totalisant 168 millions de dollars US en 2013.

Avec C. Nika – AKP Phnom Penh, juillet 2018 —

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