Photographie : Les portraits du Studio Images, Eléonore Sok

Découvrez les étudiants du Studio Images, l’école de photographie de l’IFC, à travers plusieurs portraits et interviews. Ces jeunes talents étudient tout au long de l’année avec Philippe Bataillard, photographe français et directeur du Studio. Des résidences sont organisées avec les étudiants et des photographes professionnels venus du monde entier.  Voici le portrait de Eléonore Sok, qui fut étudiante au Studio Images :

Quand as-tu commencé à t’intéresser à la photographie ?
J’ai commencé la photo à l’adolescence sur un vieil argentique, puis j’ai continué tout au long de mon travail de reporter qui m’emmène à raconter une histoire dans ses multiples dimensions ; de l’écrit, au son, jusqu’à l’image, souvent la porte d’entrée vers un sujet.

D’où te viens cette passion ?
C’est à travers le cinéma que mon attrait pour la photo a pris forme. Plus jeune, j’ai été touchée par des réalisateurs asiatiques comme le hongkongais Wong Kar-Waï, le coréen Kim Ki-Duk ou le taïwanais Hou Hsiao-Hsien. Avec eux, un plan c’est un tableau ! J’ai pris une claque en découvrant leur sens de l’esthétique, la précision accordée aux détails.

Que préfères-tu photographier ? Es-tu spécialisée sur un sujet ou un thème en particulier ?
Je m’intéresse particulièrement aux sujets de société. J’aime placer l’humain au centre de mes compositions, le mêler à des architectures assez graphiques, trouver un angle, allant vers le décalage, dont l’ensemble va générer une atmosphère.

Qui sont tes photographes préférés, ceux dont tu admires/apprécies le travail ?
J’admire « Le projet : Julie » de l’américaine Darcy Padilla. Pendant 18 ans, elle a suivi la vie d’une jeune mère, droguée, malade du Sida, de San Francisco en Alaska, jusqu’à sa mort. C’est un projet d’une puissance incomparable, car il a été développé dans un temps si long, qu’une vérité éclate, intime, glaçante, ce qui peut troubler et choquer certains. Etre le témoin d’une vie si violente, sans interférer, représente pour moi une volonté sans faille et un engagement quasi sur-humain.

Quel est ton meilleur souvenir du Studio Images ?
Les moments où la bande charrie Philippe afin qu’il nous invite à manger de la « soup popèï », la soupe de chèvre. Plus sérieusement, les moments de travail de terrain, réunis en groupe, à la rencontre des univers de Laure et Chantal, sont de chouettes souvenirs.

Qu’as-tu appris grâce au Studio Images ? (Et grâce à ta formation, que fais-tu toujours maintenant lorsque tu photographies ?)
J’ai consolidé mes bases techniques ; en photo j’aimais cadrer, mais la technique me rebutait un peu. Et le geste ; sortir mon appareil de son sac en toutes circonstances n’était pas toujours évident. A travers Philippe, le Studio Image m’a aidé à m’affirmer.

Photographie par Eléonore Sok
Photographie par Eléonore Sok

Avec l’aimable autorisation de l’IFC – Studio Images

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