Le regard de : Belle, confiance et forte présence

Connue sous le nom de Belle, Sodhachivy Chumvan est interprète et chorégraphe, et depuis quelques années professeure en danse classique à l’Université Royal des Beaux-arts (URBA). Cette trentenaire, bien dans ses baskets, s’est forgée grâce à sa persévérance et sa passion pour les arts scéniques.

Belle Sodhachivy Chumvan
Belle Sodhachivy Chumvan

Originaire de Phnom Penh, fille unique, Belle grandit avec sa mère, icône de la TV des années 90. C’est elle qui fait le choix de l’inscrire à l’âge de sept ans à la faculté des Arts Chorégraphiques de l’URBA où elle étudie d’abord des rôles féminins puis, en grandissant, des rôles masculins comme le veut la tradition de la danse folklorique khmère. L’apprentissage classique est très exigeant, Belle s’accroche mais ne réalise pas encore son destin. A l’issue sa 1ère représentation où elle interprète le 1er rôle (à l’âge de onze ans), elle prend conscience de l’échange avec le public : ses émotions et sa grâce se transforment en sourires et en applaudissements. Belle entend désormais dédier sa vie à la danse.

Belle Sodhachivy Chumvan
Belle Sodhachivy Chumvan

Sa rencontre avec Sangeeta Isvarian, chorégraphe, interprète, chercheure et activiste, lui révèle le sens de l’interprétation en danse contemporaine ; c’est un nouveau tournant dans son parcours et sa construction en tant que femme. Belle multiplie les tournées internationales et les ateliers avec de grands maîtres tels qu’Arco Renz ou Peter Chin pour ne citer qu’eux.

Elle chorégraphie ensuite ses propres œuvres. Elle collabore régulièrement avec l’Institut français pour lequel elle relève un défi artistique de taille : créer une chorégraphie dédiée à chaque exposition donnant lieu à une performance. C’est à la suite de cette aventure que l’IFC soutient l’interprète en l’envoyant collaborer avec Emmanuelle Phuon à Bruxelles puis en stage au Centre chorégraphique national de Montpellier. Plus récemment, l’IFC a fait appel à Belle pour mener une collaboration inédite avec le Ballet Preljocaj en lui confiant la création d’une chorégraphie.

Ses voyages et ses rencontres d’une incroyable richesse lui font réaliser que sa force est issue de son identité ; pour accéder à de nouveaux moyens d’expression, la danse folklorique reste essentielle. Cet art vivant lui a permis de développer une prodigieuse confiance en soi qu’elle partage avec le public à travers les thèmes qu’elle aborde dans ses spectacles (la vie de sa mère, les états d’âmes et la confiance en soi).
Textes et photographies par l’Institut Français du Cambodge

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