Gastronomie : Le Bouchon : vins et ambiance

Le « Bouchon Wine Bar » est l’un des établissements de la capitale cambodgienne assidûment fréquentés par les expats. Ce bar à vin se trouvait auparavant non loin des quais, dans la rue 246. L’établissement a déménagé et s’est désormais installé au numéro 82 de la rue 174, dans une grande et belle villa de style colonial.

Le Bouchon : vins et ambiance
Le Bouchon : vins et ambiance

Le nom de « Bouchon » est fort bien trouvé, puisqu’il évoque à la fois le bouchon de liège des flacons vinifères dont regorge la cave du lieu, et les fameux bistrots lyonnais que quiconque passant par la capitale des Gaules se doit de visiter. C’était d’ailleurs ce concept des bouchons lyonnais, connus pour leur cuisine populaire savoureuse et tout à fait originale, qui a inspiré le propriétaire des lieux, Stan Loubières.

Alors que le Bouchon était à l’origine plutôt un bar à vin proposant accessoirement quelques en-cas, il est devenu à l’occasion de son déménagement un véritable restaurant, avec une jolie carte. Le lieu a cependant conservé un penchant marqué pour le jus de la vigne, proposant notamment des nectars qui ne se trouvent nulle part ailleurs à Phnom Penh (la maison importe directement ses vins), et une belle sélection de vins au verre. Il est à noter que la carte des vins est constituée exclusivement de produits des terroirs français, avec une préférence marquée pour la région bordelaise. Quant à la musique, elle a toujours été et reste une composante essentielle de l’ADN du Bouchon.

L’ardoise des vins au verre
L’ardoise des vins au verre

La cuisine est quant à elle résolument gauloise. En plus d’une carte assez appétissante, le chef propose à l’ardoise des « specials » dont certains mettent l’eau à la bouche. Lors de notre passage, étaient ainsi proposés : feuilleté au chorizo et champignons de Paris (3,50 usd), (succulente) salade lyonnaise avec œuf poché et saucisse de Morteau (3,50 usd), filet mignon de porc avec sauce au camembert et polenta (7,50 usd), ou encore biscuit à l’orange et Grand Marnier avec crème de citron (3,50 usd). Les prix sont, on le voit, des plus raisonnables. Le foie gras est également mis à l’honneur, en entrée accompagné de toasts, ou en composition avec du bœuf pour constituer un « steak rossini ».

Steak rossini
Steak rossini

Dans son ensemble, la cuisine du Bouchon est honorable, malgré quelques petits points qui mériteraient sans doute d’être ajustés. La villa où la maison est implantée est une belle bâtisse, et les propriétaires ont eu l’intelligence de conserver une grande partie de ce qui fait son charme, notamment un superbe carrelage d’époque et de beaux volumes. La salle principale est installée au premier étage de la villa. Devant l’entrée de la salle, un balcon de belles dimensions a permis d’installer quelques tables où peuvent s’installer ceux pour qui la climatisation n’est pas indispensable.

Vue sur la terrasse
Vue sur la terrasse

Ce balcon permet en outre d’avoir une vue imprenable sur la cour qui donne sur la rue, agrémentée d’une assise confortable, qui constitue un emplacement de choix pour ceux qui viennent simplement se régaler les papilles d’un verre de vin et les oreilles de la prestation des musiciens qui viennent souvent agrémenter les soirées.  Car c’est aussi pour sa musique et pour son ambiance que le Bouchon est connu. Il faut dire que Stan a précédemment travaillé comme ingénieur du son, et qu’il joue magistralement de cette partition.

Ambiance musicale au Bouchon
Ambiance musicale au Bouchon

Le Bouchon, 82, rue 174, Phnom Penh, ouvert de 11h à minuit du lundi au vendredi et de 16h à minuit le samedi. Fermé le dimanche.

Notes (sur 5) :
Atmosphère : 4,5
Service : 4
Qualité des produits : 3,5
Présentation des plats : 3,5
(Rapport qualité/prix : 4,5)
Note globale : 4

Texte et photographies par Pascal Médeville

 

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