Elections : l’avocat du CNRP mis en cause par le ministère de la Justice

Le porte-parole du ministère de la Justice, Kim Santepheap, a déclaré jeudi que le ministère avait demandé au parquet de poursuivre l’avocat de l’ancien parti d’opposition, Choung Chungy, à la demande du Comité national des élections.

“…Choung Chungy est passible d’un à six mois d’emprisonnement et d’une amende, selon l’article 523 du Code pénal…”, a déclaré le porte-parole.

Le porte-parole du ministère de la Justice, Kim Santepheap
Le porte-parole du ministère de la Justice, Kim Santepheap

Suite à la demande du parti au pouvoir, le Comité national des élections a déclaré jeudi dans son communiqué qu’il demandera au ministère de l’Information, au ministère de l’Intérieur et au ministère des Télécommunications de bloquer le compte Facebook de l’avocat de l’opposition, de demander au ministère de la Justice d’intenter une action contre l’avocat, de lui interdire de mener des activités politiques ; et de demander au barreau de prendre des mesures contre Choung Chungy.

“…Le 17 juillet 2018, Chuon Choungy, avocat du CNRP basé à Phnom Penh, aurait encouragé activement les gens à ne pas aller voter le 29 juillet 2018 via Facebook, ce qui est une violation de l’article 142 de la loi sur l’élection des députés à l’Assemblée nationale…”, a déclaré l’avocat du gouvernement Ky Tech à la presse locale.

Le PPC a également demandé au Comité électoral d’argumenter que ”….la déclaration de l’opposition pourrait induire le public national et international en erreur et provoquer un manque de confiance dans le vote. Ce malentendu est donc susceptible de déclencher des protestations contre les autorités, élément povant affecter l’ordre public…”. Le parti au pouvoir a également rappelé que, : ”…selon l’article 34 de la Constitution du Royaume du Cambodge, les citoyens khmers des deux sexes ont le droit de voter et de se porter candidats aux élections dans une démocratie multipartite…appeler au boycott est une violation de l’article 142 de la loi sur les élections des membres de l’Assemblée nationale, et passible d’une amende de 1 250 à 5 000 dollars US.

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