Siem Reap – Julien Poulson : Peinture et Musique pour Kak Channthy

Beaucoup le connaissent une guitare à la main, officiant au sein du Cambodian Space Project (CSP), groupe emblématique du renouveau musical cambodgien. Mais Julien Poulson organise aussi tous les ans le Festival des écrivains à Kampot, a coréalisé un film présenté cette année à Cannes et vient d’achever « Riders on the storm », une série de 12 acryliques de 50x100cm exposées à la One Eleven Gallery de Siem Reap. 12 chocs visuels, où les couleurs exubérantes et les traits néo-expressionnistes alternent avec les collages. 12 œuvres où s’entrecroisent les passions de Julien Poulson, le Cambodge, la pop-culture et, bien sûr, Kak Channthy.

Julian Poulson
Julian Poulson

Hommage à la « diva aux pieds nus » disparue le 20 mars dernier, ces compositions, qui ont toutes été réalisées au cours des derniers mois, dressent un parallèle entre la vie de la chanteuse du CSP et les évènements qui ont secoué le Royaume au cours de ces 40 dernières années. Dans cette brève histoire du Cambodge, Julien Poulson résume l’univers dans lequel a vécu Channthy, fait de craintes, d’espérances et de rock’n roll.

12 œuvres où s’entrecroisent les passions de Julien Poulson, le Cambodge, la pop-culture et, bien sûr, Kak Channthy
12 œuvres où s’entrecroisent les passions de Julien Poulson, le Cambodge, la pop-culture et, bien sûr, Kak Channthy

Redonner des couleurs à la vie
Durement affecté par la perte de celle qui fut la fondatrice, à ses côtés, de la célèbre formation musicale, Julien Poulson voit dans la peinture « une forme de thérapie, tout en étant une manière de prolonger la mémoire » de la chanteuse emblématique. Un cheminement difficile, où l’artiste se situe « à la croisée des chemins, puisqu’il faut, sans Channthy, tout recommencer à zéro. C’est une situation qui peut s’avérer parfois angoissante, mais aussi parfois excitante ». Les toiles exposées jusqu’à la fin du mois de juillet ne constituent pas le seul hommage à Kak Channthy, puisqu’un concert en son honneur aura lieu ce jeudi soir, le premier à Siem Reap de la nouvelle formation musicale The Mothership. Un groupe qui réunit la famille du Cambodian Space Project, puisque c’est Samnang, la fille du batteur, qui assurera le chant.

« Riders on the storm : sex despair joy evil beauty », à la One Eleven Gallery de Siem Reap ;
The Mothership, au Laundry Bar, jeudi 28 juin à partir de 20h.

Textes et photographies par Rémi Abad

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