Arts : 3 questions à Jean-Baptiste Phou

Arrivé il y a un an à Cambodian Living Arts (CLA) pour occuper le poste de Responsable des Programmes Créatifs, Jean-Baptiste Phou, livre à Cambodge Mag ses impressions sur cette année intense mais riche de projets. À 37 ans, ce franco-cambodgien essaye d’apporter, avec sa sensibilité artistique et son expérience, une vision plus globale. Avec pour maîtres-mots : implication et distance.

Jean-Baptiste Phou lors du dernier spectacle de Cambodia Living Arts
Jean-Baptiste Phou lors du dernier spectacle de Cambodia Living Arts

JC : Pourquoi avoir rejoint Cambodian Living Arts ?
Symboliquement, ça été très fort pour moi de rejoindre l’aventure de CLA. Il y a dix ans, j’ai démarré ma carrière artistique avec cette organisation qui avait produit le spectacle “Where elephants weep”. À quatre reprises, j’ai eu l’occasion de travailler avec eux en tant qu’artiste. Après 10 ans d’indépendance, je suis revenue au salariat en passant de l’autre côté pour endosser le rôle de Responsable des Programmes Créatifs.

JC : Qu’est-ce qui vous a séduit dans ce poste ?
Avec le bagage que j’ai pu accumuler dans le management, dans le milieu des arts et dans ma connaissance du Cambodge, je me me suis demandé quel rôle je pourrais jouer et quel impact un peu plus durable je pourrais avoir sur les choses. Et même si on manque encore de recul sur cette année écoulée, il y a tout de même du mouvement. C’est peut-être juste un grain de sable mais pour moi, ça commence là. J’ai aussi l’espoir que les artistes se saisissent de ça. Il y a aussi un effort à faire de leur part en prenant ce mouvement à bras le corps.

JC : Au cours de l’année, quels projets avez-vous menés ?
J’ai travaillé sur de nombreux projets mais on peut citer, l’incubateur via le Programme Experience Living Arts Cambodia. Il a pour but de créer un environnement pour professionnaliser les artistes, leur donner des conditions de travail, d’évolution et d’autonomie. Il y a aussi Heritage Hub à Siem Reap où on essaye de dupliquer ce qui est fait ici à CLA Phnom Penh là-bas. Également, le Festival “Cambodge, d’hier à aujourd’hui” ou encore récemment, des ateliers d’écritures. On lancera aussi dans quelques jours, notre première saison artistique et culturelle programmée intitulée “Exploring identities”, qui se déroulera tout l’été, de juillet à septembre 2018.

Propos recueillis par Julie Cassiau

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