Armée : Sanctions américaines contre le général Hing Bun Hieng

Le Bureau du contrôle des avoirs étrangers du Département du Trésor des États-Unis a publié mardi une déclaration, indiquant qu’elle sanctionnait le général Hing Bun Hieng pour son implication dans de graves violations des droits de l’homme. Selon le communiqué, Le général Hing Bun Hieng a été impliqué dans plusieurs actes de violence contre des civils cambodgiens depuis de nombreuses années, notamment en 2013 au Wat Phnom et en 2015 devant l’Assemblée nationale.

le général Hing Bun Heang
Le général Hing Bun Heang

Le communiqué du Trésor américain stipule qu’en 2015 accident, seulement trois membres de l’unité de garde du corps du Premier ministre Hun Sen ont été emprisonnés après avoir avoué avoir participé à une attaque contre les députés de l’opposition CNRP, Kong Saphea et Nhay Chamroeun. Le texte précise également que le général Hing Bun Hieng et son unité de garde du corps ont été impliqués dans des incidents où la force militaire a été utilisée pour menacer des rassemblements de manifestants et des membres de l’opposition politique.

Le département indique entamer la saisie des biens du général qui pourraient être domiciliés aux USA. De son côté, le général Hing Bun Hieng nie catégoriquement avoir commis des violations des droits de l’homme et précise n’avoir jamais déposé de l’argent aux États-Unis. En réponse aux ”sanctions” américaines, le cabinet du Premier ministre a répondu : ”…nous condamnons fermement les Etats-Unis pour avoir accusé le général Hing Bun Hieng sans motif valable…le général Hing Bun Hieng fait un excellent travail en faisant respecter la loi et en exerçant ses fonctions pour protéger la stabilité et l’ordre du Cambodge…”, indique le cabinet, en ajoutant que : ”…Ce que font les États-Unis est une nouvelle ingérence dans la souveraineté et l’indépendance du Cambodge…nous devrions nous interroger sur les bombardements des Etats-Unis en 1970 au Cambodge, tuant des millions de Cambodgiens, et nous demander également s’il s’agit d’une violation des droits de l’homme.

Deux ministères, la Défense et les Affaires étrangères ont également publié un communiqué pour protester contre l’attitude americaine.

 

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