Ministère de l’Environnement : Pas de grave pollution de l’air à Phnom Penh

”…Il n’y a pas de pollution de l’air alarmante dans les grandes villes du Cambodge, y compris dans la capitale de Phnom Penh…”, a affirmé le ministère de l’Environnement dans un communiqué de presse publié vendredi. Cette ”clarification” fait suite à plusieurs articles récents concernant la pollution de l’air à Phnom Penh. Ces écrits sont susceptibles, d’après le communiqué, de semer la confusion et de créer des inquiétudes parmi la population.

Phnom Penh au petit matin. Photographie Christophe Gargiulo
Phnom Penh au petit matin. Photographie Christophe Gargiulo

Le docteur Victor Ti, auteur de plusieurs articles sur la santé en Asie, avait publié la semaine dernière une opinion concernant la qualité de l’air dans la capitale : ”…A Phnom Penh, l’atmosphère est généralement chaude et humide. En plus de cela, l’air de la capitale est fortement pollué avec une forte concentration de poussière et de germes. Dans un tel environnement, notre immunité s’affaiblit au cours de la journée. D’abord, le stress de la chaleur excessive affaiblit nos défenses, il devient alors impossible d’éliminer le niveau élevé de polluants et de microbes qui pénètrent dans les narines, les voies respiratoires et les poumons. Certains d’entre eux peuvent même envahir nos tissus et entrer dans notre système sanguin…”, indiquait l’article du docteur.

Depuis 2003, indique le communiqué du MOE, le ministère a surveillé la qualité de l’air dans les grandes villes du Cambodge, en particulier la capitale de Phnom Penh, et l’année dernière les PM10 et PM2.5, indicateurs de la qualité de l’air, ont été installés. Le ministère de l’Environnement a conclu que la qualité de l’air à Phnom Penh et dans d’autres grandes villes n’avait pas encore atteint de niveau critique pour les particules fines en suspension dans l’air pouvant contribuer à des problèmes respiratoires. Tous les paramètres ont montré qu’il n’y avait pas de pollution atmosphérique importante à Phnom Penh ou dans d’autres villes. Le ministère indique également qu’il continuera à surveiller la qualité de l’air de façon permanente et à informer le public.

En avril 2017, le Cambodge avait reçu son premier moniteur de qualité de l’air, instrument qui détecte les particules aéroportées ultra-fines qui contribuent à des formes dangereuses de pollution de l’air. Selon les données fournies par le ministère de l’Environnement à l’époque, la concentration moyenne quotidienne en avril était de 19,8 microgrammes par mètre cube d’air et de 12,9 microgrammes par mètre cube en mai. Les directives de l’Organisation mondiale de la santé recommandent un niveau de 25 microgrammes par mètre cube ou moins. Les chiffres du ministère indiquaient que les niveaux de particules dépassaient ce seuil en un jour d’avril, alors que la moyenne était de 25,8 microgrammes par mètre cube. Toutefois, ces résultats avaient été quelque peu contestés par des chercheurs indiquant que les appareils étaient situés dans des zones avec peu d’activité, omettant de prendre en  compte les risques de pollution liés à l’intense activité de construction dans la capitale. Le ministère avait alors réagi en indiquant qu’il s’agissait d’un épiphénomène, mais avait reconnu que beaucoup plus devrait être entrepris pour améliorer la qualité de l’air, dans la capitale en particulier.

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