Elections : Les syndicats du textile inquiets

La Cambodian Confederation of Unions (CCU) – Confédération cambodgienne des syndicats a publié mercredi une déclaration exprimant ses préoccupations au sujet de l’impact des prochaines élections sur les travailleurs du textile. ”…Si le climat politique ne s’améliore pas, les entreprises du textile pourraient avoir à affronter des sanctions…”.

Usine de textile à Phnom Penh. Photographie ILO
Usine de textile à Phnom Penh. Photographie ILO

la Confédération cambodgienne des syndicats a noté que les protestations internationales se sont multipliées depuis la détention de l’ancien président du CNRP, Kem Sokha, l’année dernière, et la dissolution du parti. La Confédération note également qu’une grande partie de ces protestations provient de pays importateurs de textile fabriqué au Cambodge. Selon un rapport de la Banque mondiale, 45% des exportations de vêtements du Cambodge vont vers l’Union Européenne tandis que 25% vont vers les États-Unis. Un rapport du ministère de l’Industrie et de l’Artisanat a montré que les usines du pays ont généré 10,79 milliards de dollars l’année dernière, dont 7 milliards proviennent de fabricants de vêtements axés sur l’exportation.

Rong Chhun, président du CCU, indique dans la déclaration : “…Nous craignons qu’après le vote, les travailleurs perdent leur emploi. De nombreux représentants de différents pays partenaires ont eu des réunions avec le gouvernement et ont exprimé leurs préoccupations concernant le climat politique au Cambodge. Ces pays – les États-Unis, l’UE et le Japon – ont déclaré qu’ils souhaitaient voir des élections libres et équitables au Cambodge…”

Plus tôt cette année, des représentants de VF – la maison mère de marques telles que The North Face, Jansport et Timberland – ont visité le Cambodge et présenté une requête au Premier ministre Hun Sen ainsi qu’au ministère du Travail, exprimant leur inquiétude pour les «actions récentes». qui semblent aussi compromettre les progrès vers l’amélioration des droits des travailleurs “. “…Les actions de tout gouvernement ou entité qui mettent en péril la capacité de nos partenaires d’approvisionnement à respecter nos normes sont inacceptables…”.

Sur ce sujet, le Premier ministre a rappelé à plusieurs reprises que les menaces de boycott n’affecteraient pas la production textile, arguant d’une croissance qui se diversifiait et de la forte présence de la Chine ”…à même d’aider le royaume en cas de crise devant affecter les industries stratégiques du royaume..”, avait-il déclaré lors d’un meeting avec quelques milliers d’employés du secteur. Hun Sen avait également blâmé pour l’occasion son rival Sam Rainsy pour avoir brandi et encouragé la menace de boycott des produits fabriqués au Cambodge.

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