Crime : Daniel Stephen Johnson, missionnaire, directeur d’orphelinat et abuseur d’enfants au Cambodge

Un jury américain a déclaré Daniel Stephen Johnson, un missionnaire chrétien de l’Oregon, coupable de multiples abus sexuels sur des enfants vivant dans un orphelinat cambodgien non déclaré, qu’il a dirigé à Phnom Penh durant plusieurs années.

Daniel Stephen Johnson
Daniel Stephen Johnson

Daniel Stephen Johnson, 40 ans, a été reconnu coupable de plusieurs chefs d’accusation : comportement sexuel illicite dans un pays étranger, voyage dans l’intention de se livrer à des actes sexuels illicites et d’agression sexuelle grave avec des enfants. Il risque à un minimum de trente ans de prison lorsqu’il sera condamné en août à Eugene, Oregon.

Les autorités américaines ont déclaré que neuf enfants cambodgiens âgés de 7 à 18 ans ont révélé les sévices ou les abus passés de Johnson dans de longues interviews avec des enquêteurs spécialisés. Le FBI a lancé une enquête approfondie sur Johnson et ses victimes potentielles après avoir appris l’affaire en 2013, a annoncé le bureau du procureur américain à Portland.

“…La nature méprisable de la conduite de cet individu est au-delà de la compréhension…le fait que ce prévenu ait abusé d’enfants sous couvert d’être un missionnaire et un directeur d’orphelinat est effroyable…”, a déclaré Billy Williams, procureur des États-Unis pour le district de l’Oregon.

Johnson a d’abord agressé un enfant à l’orphelinat lors d’un voyage en 2005, indiquent les documents judiciaires. Les autorités locales avaient émis un mandat pour l’arrestation de Johnson dans une affaire sans rapport en 2013 dans le comté de Lincoln, Oregon. Le FBI s’est ensuite associé à une ONG qui lutte contre l’exploitation des enfants au Cambodge et à la police nationale cambodgienne pour localiser Johnson à Phnom Penh. Il a été arrêté en 2013 par les autorités cambodgiennes. Johnson a ensuite été extradé aux États-Unis après avoir purgé une peine d’emprisonnement d’un an au Cambodge.

Sept autres accusations ont été ajoutées en 2017. Pendant sa garde à vue, Johnson a tenté de manipuler des témoins et de contacter ses victimes en ligne, tentant de les soudoyer avec des cadeaux et des promesses d’argent pour revoir leur témoignage, a indiqué le bureau du procureur américain dans un communiqué.

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