Angkor Sangkranta 2018 : Cérémonie de Poun Phnom Ksach

Hun Many , le président de l’Union des fédérations de jeunes du Cambodge (UYFC), présidait ce 15 avril la cérémonie de Poun Phnom Ksach (montagne de sable), à Angkor Tauch Thbong dans les environs du Temple d’Angkor Wat, dans le cadre d’Angkor Sangkranta 2018. Il existe plusieurs versions dans le “pagnas-Cheadaok” (la vie antérieure du bouddha) concernant cette cérémonie.
Angkor Sangkranta : Cérémonie de Poun Phnom Ksach
Angkor Sangkranta : Cérémonie de Poun Phnom Ksach
La première version raconte que, durant l’après-midi du premier jour du Nouvel An, les Cambodgiens se recueillent autour de cinq petits monts de grain de riz (symbolisés par du sable) d’une manière ordonnée, et chacun jette une poignée de grains de riz à la base des cinq petites montagnes. Les montagnes des grains de riz symbolisent les empreintes de pas que Buddha laissa dans cinq endroits différents. Les premiers grains de riz sont offerts le matin aux bonzes qui plantent traditionnellement une série de bâtons en bambou drapés avec du papier sacré. Les petits monts de riz sont ensuite aspergés de parfum sanctifié. Cette cérémonie est nécessaire pour poursuivre une vie heureuse.
Angkor Sangkranta : Cérémonie de Poun Phnom Ksach
Angkor Sangkranta : Cérémonie de Poun Phnom Ksach
Une autre version est celle du pêcheur : Un jour un pêcheur offrit une boulette de riz à un moine. Après son décès, le pêcheur fut emmené par les gardiens de l’enfer pour être interrogé. Les gardiens le jetèrent dans les braises de l’enfer. Mais, à chaque fois “le pêcheur” était projeté par une force invisible hors du feu. Très étonnés les gardiens lui demandèrent alors de tout cracher. Le pêcheur regarda alors vers la braise et sembla voir la robe de moine de couleur safran. Les gardiens lui accordèrent une semaine de sursis et l’envoyèrent au pays des anges. Le pêcheur devient ange sous le nom d’Annum-lokainséni, et et se maria avec Sovann-Ouraï.
Après avoir appris l’histoire de son mari, Sovann-Ouraï trouva un moyen pour le sauver. Elle demanda à Annum-lokainséni, de bâtir un Virlokakchédei (stupa), et qu’il soit terminé avant sept jours. Au huitième jour les gardiens vinrent réclamer le pêcheur. Sovann-Ouraï dit aux gardiens que, s’ils voulaient prendre son mari, il fallait compter les grains de sable du stupa jusqu’à la fin…Les gardiens n’y parvinrent pas mais promirent de revenir les recompter, sans jamais le faire… Annum-lokainséni, a pu ainsi échapper à l’enfer. C’est pourquoi… on construit ces montagnes de sable…Poun phnom ksach….pour échapper à l’enfer.
 
Photographies Thach Phanarong – AKP

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