Communauté – Jean-Pierre Fréneau : Une réelle sensation de liberté au Cambodge

Cambodge Mag donne la plume à ses lecteurs sur le thème <<aimer le Cambodge>>, le but étant de recueillir les impressions de ceux qui visitent régulièrement le Cambodge, qui y sont nés ou qui s’y sont installés durablement. Pour ce numéro, Jean-pierre Fréneau, l’homme des bateaux sur le Tonle Sap confie ses impressions sur le royaume.

Jean-Pierre Freneau : Une réelle sensation de liberté au Cambodge
Jean-Pierre Freneau : Une réelle sensation de liberté au Cambodge

CM Comment êtes-vous arrivé au Cambodge ?

Je suis arrivé au Cambodge pour la première fois il y a 18 ans, je ne connaissais pas l’Asie et c’est en venant rendre visite à un de mes amis (Franck Touch) que le virus a été immédiat. Depuis, Nous sommes revenus tous les ans, pour découvrir les autres pays d’Asie du Sud-est aussi, mais à chaque fois, tout nous ramenait au Cambodge.

CM Depuis quand vivez-vous au Cambodge ?

Il y a quatre ans, nous avons pris la décision de venir nous installer avec Géraldine mon épouse ainsi que les  deux enfants les plus jeunes.

CM Quelle est votre activité professionnelle ?

Je suis d’abord venu seul chercher une opportunité de business à racheter ou à créer  en Décembre 2013 et après plusieurs recherches décevantes, j’ai trouvé la “perle” : Un Catamaran de 25 mètres – le Kanika-, parfait pour le voileux passionne que j’étais. Comme une reconversion en douceur… La petite famille a attendu un an le temps que je trouve une maison, et que les affaires se mettent en place. Le Kanika est sur Phnom Penh et navigue toute l’année pour les couchers de soleil, dîners et soirées privées.

Un deuxième bateau est venu grossir la flotte il y a un an pour élargir notre offre, lever de soleil, tour de la soie, promenade à Oudong et soirées privées pour moins de vingt personnes. Tout roulait, Mais il me manquait quelque chose.

Depuis des années que je déambule dans les rues de Phnom Penh (Je suis aussi  passionné d’histoire), j’ai eu l’idée, il y a deux ans, de créer un tour historique un peu inédit : Un tour avec tablette et écouteurs, à bord d’un tuktuk, qui va raconter l’histoire de la ville en huit langues, dont le français, avec des photos inédites et anciennes, des vues à 360 degrés, et même des endroits interdits au public. ‘’Phnom Penh héritage’’ était né. Le service est désormais opérationnel depuis 2 mois 1/2.

CM Pour quelles raisons aimez-vous le Cambodge ?

Pour les Cambodgiens d’abord, l’atmosphère amicale, chaleureuse et fraternelle aussi, le climat, et cette réelle sensation de liberté. Je m’imagine ici  comme dans la France des années 40-50, ou la vie, le commerce, les petits métiers  étaient encore dans la rue comme c’est le cas au Cambodge, où les gens se parlent, échangent, vivent ensemble sans difficultés, et c’est ça que je suis venu chercher en fait.

CM Quels sont vos loisirs ?

Ce qui me plait par-dessus tout c’est faire découvrir la richesse et la beauté  de Phnom Penh sur la rivière ou sur la terre ferme.

CM Que souhaitez-vous pour l’avenir du pays ?

Mon objectif en créant ces différentes activités est de développer le tourisme à Phnom Penh. Les touristes ne restent en moyenne qu’une nuit et partent trop souvent frustrés, alors qu’un séjour de trois jours leur permettrait d’apprécier Phnom Penh comme il se doit.

Une anecdote à raconter ?

Une anecdote qui n’en est pas une : ma plus belle réussite aura été de faire découvrir à nos enfants la réalité d’un pays magique et fraternel. Maintenant qu’ils sont en France, le Cambodge leur manque…

Pour ceux qui souhaitent faire une première découverte, le ”Phnom Penh Heritage Tour” coûte 22 $. Il est possible de réserver via Kanika Boat, ou par la plupart des agences de voyage à Phnom Penh. Il est également possible de les contacter directement par email: kanikaboat@gmail.com, ou en appelant au : (017) 496 213 (français et anglais), ou (089) 848 959 (khmer et anglais). Les départs programmés partent chaque jour à 7h15, 10h15 et 13h30, mais des visites privées peuvent également être organisées sur demande.

Cet article est un extrait du  dernier numéro (3) de Cambodge Mag en version papier. Pour consulter le magazine dans son intégralité en version PDF, cliquer ici…

Haut de page