Histoire : Il y a vingt ans, mourrait Pol Pot

Les hasards du calendrier au Cambodge peuvent parfois se révéler cyniques. Alors que le Cambodge tout entier fête l’entrée dans la nouvelle année dans la joie et l’allégresse, une poignée d’anciens partisans se rappelle probablement de Frère Numéro 1, Pol Pot, qui mourut il y a exactement vingt ans, le dimanche 15 avril 1998, malade, presque seul, sans jamais avoir vraiment été jugé pour ses crimes, et sans remords.

Pol Pot, celui qui a créé au Cambodge l’un des régimes les plus brutaux et les plus radicaux du vingtième siècle, est décédé un mercredi de 1998, d’une crise cardiaque, selon ses geôliers cambodgiens, d’un empoisonnement selon certains, d’un suicide selon les autres. Il avait 73 ans. Déjà affaibli par le paludisme, Pol Pot était tombé gravement malade les derniers mois avant sa mort, alors qu’il était assigné à résidence par ses anciens alliés. Au cours des deux dernières semaines, encerclé par l’armée du gouvernement cambodgien qui souhaitait le capturer, il avait du se retirer plus loin dans la jungle. Sa femme avait alors déclaré qu’il était mort dans son sommeil.

Terreur

Pol Pot a mené une politique de terreur qui a causé, à l’époque, la mort de près d’un quart des sept millions de Cambodgiens, à travers l’exécution sommaire, la torture, la famine, l’épuisement et la maladie. Son visage souriant et ses manières calmes détonaient avec des méthodes brutales et sanguinaires. Pol Pot et son cercle restreint de révolutionnaires tentèrent d’imposer au Cambodge un ultra-communisme basé sur le maoïsme et le stalinisme, puis le poussèrent à l’extrême : il fallait «purifier» la société agraire du pays et transformer le peuple en travailleurs révolutionnaires, c’était l’année zéro, celle de l’homme nouveau…

Les Khmers rouges persécutèrent également les membres des groupes ethniques minoritaires - les Chams, les chinois, et les vietnamiens qui avaient vécu pendant des générations dans le pays, et tous les autres étrangers, dans une tentative de créer un Cambodge «pur»
Les Khmers rouges persécutèrent également les membres des groupes ethniques minoritaires – les Chams, les chinois, et les vietnamiens qui avaient vécu pendant plusieurs générations dans le pays

À partir du jour où, en 1975, son armée de guérilla investit les rues de la capitale, Phnom Penh, Pol Pot fera évacuer les villes, séparera les familles, abolira la religion et fermera les écoles du royaume. Le peuple cambodgien reçut alors l’ordre de travailler, même les femmes et les enfants. Les Khmers rouges interdirent la monnaie et fermèrent tous les marchés. Les médecins furent exécutés, tout comme la plupart des personnes ayant des compétences et une éducation susceptibles de menacer le régime.

Persécutions

Les Khmers rouges persécutèrent également les membres des groupes ethniques minoritaires – les Chams, les chinois, et les vietnamiens qui avaient vécu pendant plusieurs générations dans le pays, et tous les autres étrangers, dans une tentative de créer un Cambodge «pur». Les non-cambodgiens avaient l’interdiction de parler leur langue maternelle. Le pogrom contre la minorité Cham fut le plus dévastateur, tuant plus de la moitié des membres de cette communauté.

Sans remords et sans jugement

Bien que Pol Pot ait été responsable d’un nombre incalculable de morts, il n’a jamais été inculpé avant juillet 1997, date à laquelle certains de ses anciens partisans se sont retournés contre lui. Pol Pot avait subi la violente colère de ses anciens alliés en ordonnant l’assassinat d’un associé politique, Son Sen. Pol Pot blâmait Son Sen, l’ancien ministre de la défense du régime Khmer rouge, pour son emprise sur le mouvement. Pol Pot  ordonna non seulement la mort de Son Sen, mais demanda également à ses fidèles d’exécuter plus d’une douzaine de ses proches, y compris ses petits-enfants. Quelques mois plus tard, Pol Pot démentira avoir ordonné l’assassinat de enfants de son ancien ”ami”. Dans une interview donnée au Far Eastern Economic Review quelques mois plus tard, Pol Pot, alors ennuyé et préoccupé par ses douleurs personnelles, mais sans remords, déclara : ”…Je suis venu pour mener la lutte, pas pour tuer les gens…même maintenant, vous pouvez me regarder: suis-je un sauvage ? ”. Mais Pol Pot, tout en reconnaissant que «son mouvement avait fait des erreurs», insistera sur le fait qu’il avait ordonné des exécutions en état de légitime défense, pour sauver le Cambodge de ses ennemis vietnamiens, et que le nombre de morts était exagéré.

Pourtant, même en 1998, son héritage fracturait le pays avec la violence continue, les affrontements entre factions, la corruption et la fragilité sociale.

Cynisme géopolitique

L’armée de Pol Pol s’emparera de la capitale le 17 avril 1975, après une guerre civile dévastatrice de cinq ans. Après cela, avec une rapidité déconcertante, Pol Pot et ses partisans en chemise noire et Krama rouge ordonnèrent immédiatement aux cambodgiens de quitter leurs maisons pour la campagne et de commencer l’année Zéro. Après trois années de terreur, Pol Pot fut chassé du pouvoir en 1979 par les troupes vietnamiennes.

Dès lors, Pol Pot utilisa à son avantage les lourdes subtilités géopolitiques de la guerre froide, convainquant la plupart des pays d’Asie et le monde occidental que son gouvernement khmer rouge avait été illégalement renversé par le Vietnam. Son gouvernement exilé conservera alors la reconnaissance politique des États-Unis, et d’une grande partie du monde tout au long des années 1980 alors que, paradoxalement, le Cambodge était soumis à de sévères sanctions internationales. Jusqu’à l’approche des élections sous contrôle international en 1992, les Khmers rouges ont occupé le siège du Cambodge aux Nations Unies et gardé des représentations dans des agences comme l’Unesco.

Personnage médiocre

Pol Pot était l’un des leaders les plus secrets. Son visage fade et ses manières de faux-gentil, son effacement et ses déclarations publiques rares – même pendant ses années de pouvoir absolu – étaient une de ses tactiques principales pour maintenir ses rivaux à l’écart et les déstabiliser. Depuis son enfance, les termes utilisés pour le décrire étaient peu flatteurs : poli, médiocre, patient, sans relief. Pourtant, les gens qui le connaissaient le décrivaient comme chaleureux et rassurant, surtout en petit comité. L’une des rares journalistes occidentales à l’avoir interviewé, Elizabeth Becker, a décrit ses impression dans un livre «Quand la guerre était finie» (Simon & Schuster, 1986). Parlant du leader khmer rouge, elle écrit alors : “…Il était en fait élégant, avec un visage agréable, pas beau mais attrayant…Ses traits étaient délicats et alertes et son sourire presque attachant…Physiquement, il avait une apparence avenante, ses gestes et ses manières étaient polies…”.

Pol Pot était peu à l’aise en public, faisant peu d’apparitions même lorsqu’il était au pouvoir, Paranoïaque, il changeait souvent de résidence. Quand il avait mal au ventre, il disait que ses cuisiniers essayaient de l’empoisonner. Cette peur permanente de la trahison a motivé une grande partie des purges sanglantes qui ont commencé à partir de 1977.

En tant que révolutionnaire, il prit le nom de Pol Pot, qui n’a pas de signification particulière. Il est né Saloth Sar en 1925, dans un village près de Kompong Thom, au nord de Phnom Penh, le huitième des neuf enfants d’un fermier propriétaire nommé Pen Saloth et son épouse, Nok Sem. À l’âge de 6 ans, il a été envoyé, comme beaucoup d’enfants cambodgiens, vivre avec des parents plus à l’aise – dans son cas, un frère qui travaillait à Phnom Penh comme greffier au palais royal et un cousin qui était danseur au  Royal Ballet. Peu de temps après son arrivée dans la capitale, il passa plusieurs mois dans un monastère bouddhiste. Il termina l’école primaire mais échoua à ses examens pour entrer au lycée. A vingt ans, il reçut une bourse du gouvernement pour étudier la technologie radio en France. Il y passera trois ans et s’engagera dans des activités militantes à une époque où le parti français était dominé par les staliniens. C’est là qu’il a commencé son association avec Son Sen, Ieng Sary et d’autres qui sont devenus des membres de son entourage. C’est aussi là qu’il rencontrera sa future épouse, Khieu Ponnary, une institutrice de plusieurs années son aînée, dont la sœur était mariée à M. Ieng Sary.

Khieu Ponnary, épouse de Pol Pot
Khieu Ponnary, épouse de Pol Pot

Clandestin

Pol Pot a prétendu avoir été un bon élève quand il est arrivé à Paris. “…Plus tard, j’ai rejoint le mouvement étudiant progressiste…”, déclarera-t-il à l’agence de presse du Vietnam en 1976. “…Comme je passais plus de temps dans des activités politiques, je n’ai pas assisté à beaucoup de cours…” À Paris, il publiera son premier tract, une attaque contre la royauté cambodgienne.  En 1956, tout en poursuivant ses activités clandestines, Pol Pot épousa Khieu Ponnary et devint professeur de français, d’histoire, de géographie et d’éducation civique dans un lycée privé.

En 1960, dans un coin perdu de la gare de chemin de fer de Phnom Penh, Pol Pot rencontra secrètement d’autres communistes cambodgiens et contribua à créer le propre parti communiste du Cambodge, le Parti des travailleurs khmers, indépendant du vieux communisme indochinois dominé par les Vietnamiens. En deux ans, il en deviendra le chef. Craignant d’être arrêté, il s’enfuit en 1963 au Vietnam, avec Ieng Sary et Son Sen, et durant toute la décennie suivante, il vivra dans la clandestinité. En visite en Chine à la veille de la Révolution culturelle, Pol Pot observera plusieurs des modèles qu’il a plus tard institués dans son propre pays, de la théorie révolutionnaire aux chapeaux de style chinois adoptés par les Khmers rouges.

La guerre au Vietnam alimenta le mouvement communiste au Cambodge, et après un soulèvement paysan dans la province de Battambang en 1967, Pol Pot orienta son mouvement vers la rébellion armée. En 1970, il avait 3000 combattants sous ses ordres. Pendant des années, les communistes vietnamiens ont utilisé le Cambodge pour acheter du riz, acheminer des armes et transporter des soldats du Nord-Vietnam vers le sud, le long de la piste Ho Chi Minh. Le prince Sihanouk et son gouvernement, résolus à s’entendre avec les communistes vietnamiens, n’ont jamais officiellement protesté contre ces intrusions. Le prince Sihanouk s’est ensuite vu reprocher, notamment par l’armée cambodgienne, d’avoir joué un  double jeu lors de la guerre du Vietnam. En mars 1970, l’Assemblée nationale le destitue avec  l’aide des Américains alors qu’il se trouve en Chine, le remplaçant par le général Lon Nol. Furieux, le Prince se joignit aux Khmers rouges et le Cambodge fut alors plongé dans la guerre du Vietnam. En quelques mois, les communistes vietnamiens et leurs alliés khmers rouges contrôlèrent de vastes zones du pays.

En 1973, après que les États-Unis aient signé les Accords de paix de Paris avec les communistes vietnamiens, les B-52 américains larguèrent d’énormes quantités de bombes sur des positions présumées des Khmers rouges au Cambodge pour tenter d’empêcher une victoire communiste. Phnom Penh devint alors un vaste centre de réfugiés. De nombreux villageois en colère rejoignirent l’armée khmère rouge. Au moment de sa victoire en 1975, l’armée rebelle comptait 70 000 hommes.

Phnom Penh, capitale silencieuse et déserte
Phnom Penh, capitale silencieuse et déserte

Prise de Phnom Penh

Plus durs, plus disciplinés et plus brutaux que les soldats du général Lon Nol, les Khmers rouges s’emparèrent de Phnom Penh deux semaines avant que les communistes ne s’emparent de Saïgon. Au moment où Pol Pot lui-même entra dans la ville, le 23 avril 1975, 12 ans après avoir fui dans la jungle, la capitale était silencieuse et déserte.

Tout le monde sans exception – les personnes âgées, les aveugles, les malades, même les nourrissons – reçurent l’ordre de «retourner dans les villages». L’Angkar, ou parti-organisation, régnait dans des coopératives rurales semblables au goulag. Quelque 20 000 patients hospitalisés ont été contraints de déménager, certains sur des lits à roues. Des dizaines de milliers de personnes sont mortes de faim et de maladie dans les premières semaines de la victoire de la révolution. Beaucoup d’autres ont été tués: des soldats de l’armée vaincue, des bureaucrates, des marchands, des «parasites», des «intellectuels» pour le régime.

Dans son discours de victoire, Pol Pot a prétendu que ses forces communistes construiraient une société révolutionnaire, permettant au Cambodge de devenir ”…un pays prospère avec une agriculture et une industrie avancées…” afin que ”…le niveau de vie de notre peuple soit rapidement amélioré…”. À cette fin, Pot Pot fera du Cambodge l’un des pays les plus isolés du monde et fermera ses frontières, ”…un rideau noir est brusquement tombé sur le Cambodge…”,confiera Roland Neveu, photographe français qui fut retenu prisonnier à l’ambassade de France après la prise de Phnom Penh. Le Prince Sihanouk et son épouse furent, eux,  confinés au Palais Royal.

Pendant ce temps, l’expérience communiste ravageait le pays. Les coopératives de paysans étaient incapables de produire la nourriture nécessaire. En l’absence de contacts et de coopération extérieurs, les stocks du pays s’épuisaient, la famine et l’épuisement venaient à bout des paysans les plus endurcis.

Mais Pol Pot refusera toujours d’admettre que sa révolution était à blâmer. Il chercha des boucs émissaires : d’abord les Cambodgiens fidèles à l’ancien régime, puis les dirigeants communistes de certaines régions du pays, puis les principaux dirigeants communistes proches de lui. Ces «ennemis» présumés ont été arrêtés et emmenés dans des centres de sécurité, dont l’infâme Tuol Sleng à Phnom Penh, où ils ont été torturés pour confesser des crimes imaginaires et se faire exécuter.

Les étrangers prétendaient ne pas savoir ce qui se passait, et les récits des réfugiés sur les horreurs du Kampuchea démocratique étaient souvent perçus avec incrédulité, ou parfois avec une belle dose d’hypocrisie.  L’image terrifiante n’a émergé qu’en 1979, lorsque les conquérants vietnamiens ont permis aux étrangers d’entrer dans le pays alors que des centaines de milliers de réfugiés malades et affamés affluaient vers la frontière thaïlandaise.

Au nom d’une utopie radicale, le régime khmer rouge avait transformé le pays en un gigantesque camp de travail forcé.. Les maris étaient séparés des femmes, les parents des enfants. Les vacances, la musique, la romance et le divertissement étaient  interdits. Les chefs de village et les soldats indiquaient aux gens avec qui se marier. Ceux qui désobéissaient étaient froidement abattus. Des brigades de travail communales furent formées pour cultiver, défricher les forêts et creuser des canaux. Presque tout le travail était fait à la main, sans machines, et les gens étaient obligés de travailler de l’aube jusqu’à tard dans la nuit. Des milliers de Cambodgiens sont morts de malnutrition, des milliers d’épuisement. Des milliers ont été emprisonnés pour être torturés et exécutés. Les documents minutieux tenus par les Khmers rouges sur les personnes qu’ils ont torturées à mort se sont révélés parmi les documents des plus précieux pour établir leurs crimes, en plus des fosses communes et des champs de la mort découverts après la défaite des Khmers rouges.

Chute

La chute du régime survient après que Pol Pot ait attaqué le Vietnam et tenté de s’emparer d’un territoire le long de la frontière. Le 25 décembre 1978, les troupes vietnamiennes franchissent la frontière en force et rapidement, 200 000 Vietnamiens se trouvent à l’intérieur du Cambodge. En deux semaines, ils occupent Phnom Penh et une grande partie du reste du Cambodge, le règne absolu de Pol Pot s’achève.

Dans les années qui suivent, la lutte pour le contrôle du Cambodge se poursuit, la Chine et la Thaïlande donnant à Pol Pot et à son cercle de fidèles, l’aide médicale et le soutien militaire dans un jeu de géopolitique anti-vietnamienne et anti-soviétique.

Dans un effort pour améliorer leur image et conserver leur siège à l’ONU, les Khmers rouges annoncent en 1980 qu’ils ne sont plus communistes et qu’ils entendent favoriser la démocratie, la tolérance religieuse et la libre entreprise. Peu de gens croyaient toutefois à ces déclarations.

Après qu’un accord de paix global prévoyant des élections cambodgiennes ait été signé à Paris en 1991, la Thaïlande cesse de reconnaître le Kampuchea démocratique et de donner refuge à Pol Pot et à son entourage. Le chef khmer rouge retourne alors vivre dans un ancien quartier général de la jungle au Cambodge. Son armée s’est considérablement affaiblie après le plan de paix des Nations Unies, des milliers de soldats et leurs familles abandonnant leur refuge dans la montagne suite aux offres d’amnistie du gouvernement, et la perspective de pouvoir mener une vie normale. Les Khmers rouges parvinrent à tenir à l’écart les forces gouvernementales jusqu’en 1996, lorsque les troupes ont commencé à déserter. Plusieurs dirigeants feront également défection. En 1995, Pol Pot est victime d’un accident vasculaire cérébral qui lui paralyse le côté gauche. Pol Pot sera arrêté plus tard par le chef militaire Khmer Rouge Ta Mok le 19 juin 1997. Pol Pot n’avait pas été vu en public depuis 1980, deux ans après son renversement par l’armée vietnamienne. Il avait alors été condamné à mort par contumace par un tribunal de Phnom Penh peu de temps après. En juillet 1997, un simulacre de procès pour la mort de Son Sen le condamne à la détention à vie.

Deux jours avant le 23éme anniversaire de la prise de Phnom Penh, la radio ”Voice of America – la Voix de l’Amérique”, dont Pol Pot était un auditeur attentif, annonça que les Khmers rouges avaient accepté de le livrer à un tribunal international. Selon sa femme, il est mort dans son lit un peu plus tard cette nuit-là. Ta Mok confirmera alors que sa mort était due à une insuffisance cardiaque. Ce dernier décrivit plus tard la façon dont il mourut: ”…Il était assis sur sa chaise, attendant que la voiture arrive, mais il se sentait fatigué, sa femme lui demanda de se reposer, il s’allongea sur son lit, sa femme entendit un halètement. C’était le son de la mort … Quand elle le toucha, il était déjà mort, il était 22h15…”.

Malgré les demandes du gouvernement pour autopsier le corps, Pol Pot fut incinéré à Anlong Veng quelques jours plus tard, ”…comme un tas d’ordures…”, titrait alors le Phnom Penh Post. Le journaliste Nate Thayer, qui était présent, avança que Pol Pot s’était suicidé lorsqu’il avait pris connaissance du plan de Ta Mok de le livrer aux autorités. ”…Pol Pot est mort d’une dose mortelle d’une combinaison de Valium et de chloroquine…”, déclarait le journaliste. ”…Personne ne l’a empoisonné…” avait de son coté déclaré Ta Mok, encourageant ainsi les nombreuses spéculations sur les causes réelles de sa mort.

Au moment de la mort de Pol Pot, les rangs des Khmers rouges ne comptaient plus que quelques centaines de fidèles. 

 

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