Fait-divers – Reuters : Scandale à l’ambassade américaine de Phnom Penh

Dévoilée par l’agence de presse Reuters, une affaire impliquant trente-deux membres du personnel de l’ambassade américaine au Cambodge risque de faire pas mal de bruit. Selon l’agence, les trente-deux employés impliqués ont été renvoyés sur le champ après avoir été accusés d’avoir partagé des contenus à caractère pornographique via une messagerie.

Aux abords de l'ambassade US à Phnom Penh. Photographie par hiroo yamagata (cc)
Aux abords de l’ambassade US à Phnom Penh. Photographie par hiroo yamagata (cc)

Reuters indique que des vidéos et photos licencieuses, dont certaines mettaient en scène des mineurs, ont été diffusées lors d’une discussion sur l’application Messenger, la messagerie de Facebook.  L’épouse d’un employé de l’ambassade, qui a vu certaines de ces images, a alerté un responsable de la représentation américaine qui a ensuite contacté le FBI. Parmi les 32 employés, figurent des Cambodgiens et des Américano-cambodgiens, des agents de sécurité, des employés de bureau, mais aucun diplomate, a déclaré un ancien membre du personnel de l’ambassade à l’agence de presse. Le communiqué n’indique pas si les employés feront l’objet d’une action judiciaire. “…Ils ont rendu leurs cartes d’identité et leurs téléphones ont fait l’objet de vérifications…”, a déclaré à Reuters un ancien membre du personnel de l’ambassade des Etats-Unis sous couvert d’anonymat.Un porte-parole de l’ambassade a déclaré qu’il ne pouvait pas commenter et a renvoyé les demandes de questions au Département d’Etat. Le dit Département a refusé de commenter lorsqu’il a été contacté. “…Ces documents sont confidentiels…je ne suis pas sûr que ce soit vraiment quelque chose que nous aurions à commenter…”, a déclaré vendredi le responsable du département d’Etat contacté par Reuters.

L’agence de presse indique ne pas avoir pu contacter aucun des travailleurs qui avaient été licenciés. Le FBI n’a pas pu être joint pour commenter et le porte-parole de la police cambodgienne, Kirth Chantharith, n’a pas pu être joint également. Le porte-parole de l’ambassade, David Josar, a déclaré vendredi dans un courriel au Phnom penh Post qu’ils ne commentaient pas “…les questions de personnel interne…”.

(Source : Prak Chan Thul, Arthur Connan pour le service français)

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