Conseil des droits de l’homme : Le gouvernement cambodgien riposte à la déclaration néo-zélandaise

Le porte-parole du gouvernement royal du Cambodge, Phay Siphan, a déclaré que la déclaration conjointe de la Nouvelle-Zélande sur le Cambodge à la 37e session du Conseil des droits de l’homme constituait une ingérence totale et une violation de la souveraineté du Cambodge.

Conseil des droits de l'homme
Conseil des droits de l’homme

La réaction du porte-parole du gouvernement est survenue après qu’un groupe de 45 pays ait publié une déclaration mettant en cause le gouvernement cambodgien sur les questions des droits de l’homme et de l’arrestation des dirigeants de l’opposition. “…Nous demandons au gouvernement royal du Cambodge de prendre toutes mesures nécessaires, avant qu’il ne soit trop tard, pour faire en sorte que les élections de 2018 soient libres, honnêtes et crédibles”, stipule la déclaration. “…Nous sommes particulièrement préoccupés par les conditions de détention du chef de l’opposition, Kem Sokha. Depuis son arrestation arbitraire, il serait placé en isolement, sans bénéficier d’un accès convenable aux soins de santé, soumis à des méthodes de surveillance intrusives et à d’autres conditions comme la présence permanente de LA lumière…”, précise la déclaration, qui “…appelle à la libération immédiate de tous les prisonniers politiques, dont Kem Sokha…”.

Phay Siphan a rétorqué que le Cambodge reconnaissait et respectait la Charte des Nations Unies, qui accorde la pleine autorité et le respect de la souveraineté de ses membres. “…La justice cambodgienne représente les intérêts du peuple et la souveraineté du Cambodge qu’aucun individu ou groupe au niveau national ou international ne peut violer. Par conséquent, l’imposition de restrictions sur les tribunaux cambodgiens et sur le gouvernement cambodgien est considéré être une agression et une atteinte à l’indépendance du royaume.  Le Cambodge est une nation indépendante et a le droit de garantir et de maintenir sa légitimité…”, indique Phay Siphan.

Phay Siphan a ajouté que l’élection du 29 juillet 2018 était un engagement du pays à respecter et à maintenir le principe de la démocratie libérale avec des élections régulières comme stipulé dans la loi électorale et la loi sur les partis politiques. Phay Siphan a ajouté que le monde entier reconnaissait clairement le Cambodge comme une nation qui aimait la paix et la coopération avec d’autres nations dans le monde, indépendamment de la couleur ou de l’appartenance politique…

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