Cambodge – Travail : Contrôles accrus sur les étrangers travaillant dans le royaume

Le ministère du Travail et le ministère de l’Intérieur ont publié lundi une directive visant à renforcer les contrôles sur les travailleurs étrangers au Cambodge. Selon la directive, les deux ministères ont averti que l’acceptation des étrangers pour travailler au Cambodge était strictement basée sur la loi concernant l’immigration et le droit du travail. Aucun étranger ne peut travailler sans carte d’emploi et sans permis de travail délivré par le ministère du Travail.

Dans les cas où le propriétaire ou le directeur d’une entreprise accepte des travailleurs étrangers sans carte d’emploi et sans permis de travail, ils seront passibles d’une amende et de pénalités en vertu du chapitre 16 de la loi sur le travail. Le ministre du Travail Ith Samheng a déclaré que cette nouvelle directive est amenée à renforcer l’application des  lois existantes pour contrôler plus étroitement les étrangers travaillant au Cambodge.

Selon l’article 372 du Code du travail, toute personne qui embauche un étranger, qui ne possède pas de carte de travail l’autorisant à effectuer un travail rémunéré au Cambodge, est passible d’une amende de 61 à 90 jours du salaire journalier de base de l’employé ou d’une peine d’emprisonnement de six jours à un mois. Dans le cas d’une infraction subséquente, cette personne sera passible d’un à trois mois de prison si elle est reconnue coupable.

Selon un récent rapport du ministère de l’Intérieur, 32 512 étrangers de 93 pays différents travaillaient au Cambodge en 2017. L’an dernier, 1 389 travailleurs étrangers ont été condamnés des amendes dont le total atteint 173 625 $ pour défaut de permis de travail. Au total, 1 885 travailleurs étrangers ont été expulsés du Cambodge, la plupart d’entre eux étant vietnamiens, chinois, nigérians et taïwanais.

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