Cambodge – Santé : Alerte au poisson-ballon tueur à Koh Kong

Le ministère de la Santé du Cambodge appelle le public à être vigilant après le décès d’un Cambodgien et l’hospitalisation de neuf autres dans la province de Koh Kong ce vendredi. Les victimes, qui sont des pêcheurs, ont été empoisonnées après avoir consommé un poisson-ballon de six kilos.

Il existe dix espèces de poisson-globe au Cambodge, dont trois (Tetraodon cochinchinensis, Monotrete leiurus et Tetraodon fluviatilis) sont toxiques, souligne le ministère de la Santé. Les trois espèces présentent un haut niveau de poison pendant leur période de reproduction entre février-mars et juillet-septembre, précise le communiqué, soulignant que les parties les plus dangereuses sont les œufs et le foie, les intestins, la peau et la chair. Le foie, les ovaires, les intestins et la peau contiennent un poison très toxique : la tétrodotoxine, contre laquelle il n’existe pas d’antidote, la mort intervenant dans un délai de quatre à six heures. Cette neurotoxine paralyse les muscles et entraîne la mort par arrêt respiratoire. Les symptômes : démangeaisons des lèvres et de la bouche, maux de tête, étourdissements, troubles de la parole, vomissements, et diarrhée, etc, peuvent apparaître de vingt minutes à deux heures après avoir consommé le poisson.

Alerte au poisson-ballon tueur à Koh Kong
Alerte au poisson-ballon tueur à Koh Kong

Pour la petite histoire, au Japon, seuls les cuisiniers disposant d’une licence accordée par l’État sont autorisés à préparer le poisson-ballon, considéré comme un plat très raffiné. Pour en retirer la toxine, il leur faut enlever la peau, le foie, les intestins et les gonades. Depuis octobre 2012, tous les restaurants peuvent proposer ce poisson,ou fugu, à condition qu’il ait été préparé et nettoyé par un chef agréé. La texture particulière, la rareté du mets et le folklore lié à sa préparation font de sa dégustation un événement singulier. Il se sert en sashimi et en nabe.  Les Polynésiens préparent le fugu, dans l’archipel des Tuamotu, c’est une tradition qui se transmet de génération en génération. Il est également préparé à Taïwan, en particulier dans les îles Pescadores où il est pêché en grande quantité.

AKP Phnom Penh,  janvier 2018 –

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