Cambodge – Arts : Le Ballet Royal fidèle à sa légende

Phnom Penh a vécu au rythme des danses légendaires du Ballet Royal ce weekend alors que le nouveau spectacle, Memories in Motion – Mémoires en Mouvement, était proposé pour trois représentations au sein de l’emblématique théâtre de Chaktomuk. Pour consulter la totalité des albums photographiques, cliquer sur Memories in Motion – Première partie et Memories in Motion – Deuxième partie.

Princesse Norodom Buppha Devi : ''...La danse classique revêt toujours un caractère sacré. Aussi l'expression de la jeune danseuse doit avant tout être une offrande aux dieux, et les gestes, les expressions du corps ou du visage expriment une certaine retenue...''
Princesse Norodom Buppha Devi : ”…La danse classique revêt toujours un caractère sacré. Aussi l’expression de la jeune danseuse doit avant tout être une offrande aux dieux, et les gestes, les expressions du corps ou du visage expriment une certaine retenue…”

”…Ces danses monotones et lentes, qui suivent le rythme d’une musique trépidante, ont une extraordinaire beauté, une beauté parfaite… Les Cambodgiennes m’ont appris des mouvements que je n’avais encore rencontrés nulle part…Ces cambodgiennes nous ont donné tout ce que l’antique peut contenir, leur antique à elles, qui vaut le nôtre…Il est impossible de voir la nature humaine portée à cette perfection. Il n’y a eu qu’elles et les Grecs…”, confiait le célèbre sculpteur français Rodin lorsque, en juillet 1906, le sculpteur âgé de 66 ans, a l’occasion d’admirer à Paris le spectacle donné par la troupe des danseuses cambodgiennes, venues accompagner le roi Sisowath en France. Émerveillé par la beauté des danseuses du Ballet Royal et la grâce de leur gestuelle, Rodin va les suivre jusqu’à Marseille pour pouvoir les dessiner sans relâche.

Rodin : ...Il est impossible de voir la nature humaine portée à cette perfection. Il n'y a eu qu'elles et les Grecs...''
Rodin : …Il est impossible de voir la nature humaine portée à cette perfection. Il n’y a eu qu’elles et les Grecs…”
Rodin : ...Il est impossible de voir la nature humaine portée à cette perfection. Il n'y a eu qu'elles et les Grecs...''
Rodin : …Elles ont même trouvé un mouvement nouveau…ce sont les secousses que le corps donne et dans lequel il descend. …quand les bras sont étendus comme en croix, elles donnent un mouvement qui serpente d’une main à l’autre, en passant par les omoplates. Ce mouvement appartient à l’Extrême-Orient, inconnu, jamais vu…”

Et cette perfection, la Princesses Nordom Buppha Devi l’a encore portée plus haut avec cette dernière sublime chorégraphie présentée à Phnom Penh. Pendant un peu plus d’une heure, le théâtre a vécu au rythme de cette grâce indicible de la lenteur extrême et de l’harmonie des danseuses du Ballet Royal. Pour ces trois représentations, le public de Phnom Penh a répondu présent et c’est une bonne nouvelle car c’est l’une des toutes premières représentations contemporaines du Ballet dans sa ville. En effet, après avoir été étroitement lié à la vie royale de la capitale pendant tant d’années, le Ballet Royal avait vu, après avoir failli disparaître durant les années noires du royaume, un succès populaire grandir à l’étranger, au détriment de son royaume natal.

Le public de Phnom Penh a répondu présent pour ces quatre représentations du Ballet Royal à Chaktomuk
Le public de Phnom Penh a répondu présent pour ces trois représentations du Ballet Royal à Chaktomuk

Pour consulter la totalité des albums photographiques, cliquer sur Memories in Motion – Première partie et Memories in Motion – Deuxième partie.

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