Dossier Somaly Mam, note sur la prostitution

Note sur le trafic et la prostitution au Cambodge.
Directement liée au
scandale Somaly Mam se pose la question de savoir si les actions, de l’Afesip
et des autres ONG spécialisées, ont un impact se pose forcément dans les
esprits. 6000, avant l’arrivée de l’UNTAC, 20 000 pendant le séjour des
troupes, le nombre de prostituées serait aujourd’hui estimé entre 50 et 60 000
dans le Royaume du Cambodge. Paradoxalement, le
trafic a reculé bien que le nombre de prostituées ait sensiblement augmenté. 
La
prostitution libre a explosé face au développement économique et aux besoins de
consommation qui sont apparus avec la relance économique. Le pouvoir d’achat
faible chez les petites classes a favorisé l’explosion de la prostitution free
lance et occasionnelle. L’offre étant donc plus importante, la
prostitution dure et organisée en réseau a reculé même si elle reste présente.
La loi contre le trafic
humain* mise en place en 2008 au Cambodge a eu pour effet de fermer les bordels
et l’infâme K11 (quartier de bordels entièrement peuplé d’enfants), mais les
prostituées se sont relocalisées à présent dans les KTV (Karaoké Télévision),
garden beers ou salons de massage bon marché. Le modèle thaïlandais semble
faire recette car il est de plus en plus courant de voir des salons de massage
proposer les filles en vitrine.
*La loi sur la suppression du
trafic humain et contre l’exploitation sexuelle punit le trafic, le
proxénétisme, le racolage en public, la pornographie et la tenue d’une maison
close. Elle ne réprime pas la rémunération de services sexuels.

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