Ma Tonkinoise

La Petite Tonkinoise
La
Petite Tonkinoise
 est une
chanson française populaire, avec une musique composée par Vincent Scotto et des paroles d’Henri Christiné. À
l’origine, la chanson s’intitulait El
Navigatore, avec des paroles de Georges Villard et une musique de Vincent Scotto. La Petite Tonkinoise a été interprétée par Polin, Joséphine Baker et bien d’autres, et a connu un
immense succès. 
J.Baker
Vers 1905, Georges Villard écrit une chanson intitulée Le Navigatore. Vincent Scotto, jeune compositeur marseillais quasiment inconnu à l’époque en compose la musique et la propose à Pierre-Paul Marsalés, plus connu comme « comique troupier » sous le nom de scène Polin. Polin apprécie la musique, mais pas les paroles. Polin met alors Scotto en relation avec Henri Christiné, qui en réécrit le texte. Le navigateur devient un militaire finissant son service au Tonkin. Polin intègre La Petite Tonkinoise à son répertoire dès 19061, et la chanson a un succès fulgurant. Dès 1906, Fragson en chante une version anglaise sous le nom de Chin-Chin. La chanson est reprise par de nombreux interprètes, dont Karl Ditan, Jack Lantier, Mansuelle, Victor Lejal, Raoul de Godewarsvelde, Fréjol et Maurice Chevalier. Esther Lekain en interprète une version « féminine » dès 19072, suivie d’autres chanteuses comme Mistinguett. Mais c’est l’interprétation de Joséphine Baker en 19303 qui rencontra le plus de succès. Conservant la musique, Théodore Botrel réécrit les paroles et en fait une ”…chanson d’amour militaire…”:
Si la musique de La Petite Tonkinoise, au
carrefour de la polka, du tango et de la musique militaire, est une
incontestable réussite, les paroles de la chanson ont été l’objet de nombreuses
analyses souvent très critiques. Ce ne sont pas les
paroliers qui sont en cause, mais le fait que les paroles aient rencontré un
tel succès. Pour Maryse Bray et Agnès Catalyud, La Petite Tonkinoise fait partie de ces chansons coloniales
dans lesquelles ‘‘… les femmes indigènes au contact desquelles l’Européen
s’avilit, sont lascives, dévergondées, expertes dans les choses de
l’amour …”
et qui ”…abondent en sous-entendus paillards où un mot en
suggère un autre plus osé, ce qui est très à la mode à l’époque…” «  Ces jeunes indigènes,
toujours prêtes à s’enflammer au premier regard que leur lance un bel officier
de passage, vivent des amours sans joie et finissent éplorées au départ d’un
bateau ou de la troupe qui s’éloigne dans le désert, emportant leur amant d’une
nuit. Avec une nuance cependant: la Chinoise serait plus “farouche”, elle
“refuse sa bouche”, elle est “prudente”, charmante, mutine, et sait défendre
son cœur qu’elle n’accorde pas au premier venu. La Tonkinoise quant à elle
serait “belle et fidèle” ».Emmnuelle Radar fournit l’analyse la plus
détaillée de La Petite
Tonkinoise
 comme
« modèle d’objet culturel qui sous-tend l’action de la conquête
coloniale » pour ”…éclairer à la fois le discours populaire que la
chanson met en avant et en même temps les contextes dans lesquels et par
lesquels ce discours prend son sens…” 
Très
belle chanson ou ”…expression de la sentimentalité colonialiste la plus
ridicule…”, la Petite Tonkinoise est un témoignage et fait
partie intégrante de la culture populaire française.
Source: Wiki
Le clip avec Josephine Baker

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